La footballeuse française Amandine Henry a maintenant une poupée à son effigie. Une opération essentiellement symbolique, car la Barbie ne sera pas commercialisée. Mais cette distinction plaît à la joueuse, qui s'engage à lutter contre les stéréotypes.

Amandine Henry et la poupée Barbie à son effigie
Amandine Henry et la poupée Barbie à son effigie © Capture d'écran : https://twitter.com/amandinehenry6/status/1234905524061249537

Une poupée créée à son image, avec le maillot international sur le dos, un short et des chaussures de football aux pieds... 

Depuis 2015, la marque de jouets a décidé de rendre hommage à des femmes d'exception et inspirantes, la capitaine des Bleues et joueuse de l'Olympique lyonnais, Amandine Thierry, vient de révéler la sienne. Elle l'écrit sur les réseaux sociaux.

Un discours essentiellement symbolique

Une opération de communication atténuée par le fait que la poupée en question ne sera pas commercialisée, inutile de la chercher dans les rayons ou sur Internet, il n'existera qu'un modèle et c'est la joueuse qui l'aura. Mais reste qu'Amandine Henry s'engage pendant un an à faire passer différents messages pour combattre, les stéréotypes, et montrer qu'on peut croire en ses rêves... 

Elle qui raconte au journal 20 Minutes avoir comme toutes les petites filles joué à la Barbie, mais pas pour les changer de vêtements, elle les faisait jouer au foot avec leurs robes de princesses... Et des messages, la championne en a beaucoup à faire passer : 

"On peut être glamour et sportive à la fois, j’avais envie de casser ces codes", explique celle qui raconte "avoir caché sa féminité" à l’adolescence. "Je jouais dans une équipe de garçons. Par mimétisme, je portais des vêtements amples, je m’attachais systématiquement les cheveux. Je cherchais à rentrer dans le moule... Mais aujourd'hui, j’assume parfaitement de jouer au foot et de porter des talons en dehors de l’entraînement."

Selon une étude menée aux États-Unis, les petits garçons et les petites filles ne font pas de distinction entre eux jusqu'à 5 ans. Mais à partir de cet âge-là, les petites filles commencent à perdre confiance en leurs compétences. 

Amandine Henri n'est pas la seule sportive à être devenue une Barbie

On pourrait aussi citer la joueuse de tennis Naomi Osaka, la footballeuse engagée américaine Megan Rapinoe, ou la snowboardeuse Chloé Kim, différentes ambassadrices sont désignées selon leurs pays. En France, Amandine Henry ne succède pas à une autre sportive mais à la cheffe cuisinier Hélène Darroze qui avait été choisie l'an dernier.

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