Ce soir, le boxeur français Tony Yoka disputera son 10ème combat professionnel face à un adversaire au parcours singulier. Comme tous ceux qui sont passés sur le ring avant lui.

Tony Yoka
Tony Yoka © AFP

Tony Yoka, champion olympique à Rio en 2016, est depuis passé professionnel. Avec succès, puisqu’il est toujours invaincu en 9 combats ! Mais à chaque fois qu’il monte sur le ring, on découvre face à  un adversaire haut en couleur et souvent pas au niveau, ce qui vaut au Français pas mal de railleries, pas toujours justifiées, mais il faut bien avouer que parfois, ça prêtait un peu à sourire. Tony Yoka, lui, défend ses choix, et ses adversaires :

Les critiques qu’il y a pu y avoir, je les ai prises pour moi mais je n’imagine même pas ce que ça doit être pour mes adversaires. On les associe à des vigiles, des bouchers, des boulangers alors que les mecs ont des carrières extraordinaires. Pour moi, c’est manquer de respect à ses boxeurs. - Tony Yoka, au micro de Canal

Alors sans leur manquer de respect, c’est vrai que ce sont tous des personnages, et le palmarès de Tony Yoka, c’est aussi une galerie de portraits. Que le Français se charge de refaire.

Et celui de ce soir n’échappe pas à la règle !

Il s’appelle Joël Tambwe Djeko, alias Big Joe. 1m98. Il est belge, et il a grandi dans un quartier tristement célèbre de Bruxelles : Molenbeek. 13 victoires, jamais mis KO. Un beau bébé, comme on dit. Une enfance entouré par la violence, un flingue sur la tempe à 12 ans, poursuivi par des mecs armés de scies à 14, attaqué au tournevis à 15, comme il le raconte au journal l’Equipe

Joël Tambwe Djeko
Joël Tambwe Djeko © AFP

Mais ce n’est rien a côté de l’agression qu’il subit a 16 ans, un guet-apens, qui a failli le laisser sur le carreau à 16 ans. Ce qui le décide a se mettre à la boxe. Question de survie. Ce qui ne l’a pas mis a l’abri de tout. Des histoires, Big Joe peut en raconter à la pelle. Comme il y a deux ans, où il se retrouve en prison pour trois semaines à New York pour une bagarre avant un combat. 

Ce soir là, il monte quand même sur le ring une côte fêlée et une cheville en moins. Et il gagne. Tony Yoka est prévenu. Comme quoi, le Français a peut-être raison de défendre ses adversaires. Car ils n’ont rien à perdre.
 

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