L'incontournable du jour c'est ce match entre la Juventus Turin et l'Olympique Lyonnais ce soir, en huitième de finale de La ligue des champions. Et sur la pelouse côté italien, on retrouvera un homme que les Français connaissent bien mais ne portent pas forcément de leur coeur : Adrien Rabiot.

Adrien Rabiot, ici lors d'un match de l'AC Milan contre la Juventus de Turin début juillet
Adrien Rabiot, ici lors d'un match de l'AC Milan contre la Juventus de Turin début juillet © AFP / Miguel Medina

Adrien Rabiot, alias "le Duc", surnommé ainsi pour sa stature, sa touffe brune bouclée et ses grands yeux bleus. Le milieu de terrain de 25 ans est devenu depuis la reprise post-covid l'un de meilleurs éléments de l'équipe turinoise.

Un but, son premier, somptueux, face à l'AC Milan, l'y a bien aidé... Et pourtant, le natif de Saint-Maurice dans le val de Marne revient de très loin car à côté de Nicolas Anelka, dont on a parlé cette semaine, Adrien Rabiot est l'autre français mal aimé du football.

Mal aimé des Tifosi, les supporters italiens qui attendent un Joyau à son arrivé l'été dernier et qui sont déçus, tant sur le terrain où il est passif, voire nonchalant, qu'à côté : Rabiot est par exemple le dernier à revenir à Turin après le confinement... accusé par la presse de faire grève contre la baisse des salaires décidée par son club. Lui nie, sans donner d'explication sur son absence. 

Rabiot mal aimé, avant cela, des Parisiens car le titi (pourtant formé au PSG) part très fâché avec son club, après n'avoir pas joué pendant six mois et refusé de prolonger son contrat.

Mais la rupture la plus brutale avec les supporters remonte à 2018, juste avant le mondial

Didier Deschamps, le selectionneur des Bleus, donne sa liste des 23. Rabiot n'en est pas, il est réserviste - c'est-à-dire qu'il n'ira en Russie QUE si l'un des Bleus se blesse. Le Parisien, choisi pour l'Euro 2 ans plus tôt, refuse.  

Les supporters enragent, mais les plus sévères sont sans doute ses pairs à l'image du champion de 98, Lilian Thuram, interrogé alors sur LCI.

Un choix qui indigne jusqu'au gouvernement - et l'on découvre alors le rôle de Véronique Rabiot, sa mère, et surtout agent omniprésent. C'est elle qui gère les choix de carrière de son fils. C'est elle qui, deux ans plus tard, traitera Noël le Graet, le président de la fédération, de "menteur", réduisant nettement les chances d'Adrien de reporter un jour le maillot bleu.

Pour l'instant, c'est le maillot blanc et noir que portera ce soir le Duc, après un match perdu à l'aller à Lyon. Rabiot aura l'occasion de montrer qu'il est ce "champion qui s'ignore" selon les mots de son ancien entraineur Laurent Blanc.... 

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