Une histoire comme souvent seul le sport peut en raconter. Le monde du golf est en émoi, alors que s’ouvre cette semaine l’un des tournois majeurs du circuit féminin en Californie. Un tournoi auquel ne pourra pas participer Sophia Popov, qui vient pourtant de remporter le plus prestigieux des titres, le British Open.

Sophia Popov en août 2020 en Ecosse
Sophia Popov en août 2020 en Ecosse © Getty / Andrew Redington/R&A

Et ça va au-delà, puisque les portes de la LPGA, l’élite du circuit américain de golf, lui restent closes. Et certains y voient une profonde injustice.  

Vous connaissez l’histoire de Cendrillon ? 

Celle qu’on ne voit même pas, celle qui est dans l’ombre des autres, et qui un jour capte toutes les lumières. C’est ce que vient de vivre la golfeuse allemande, comme le racontent nos confrères de l’Equipe Magazine. Une belle histoire. Celle d’une joueuse des profondeurs, 304e mondiale, qui n’est que très rarement invitée aux banquets des grandes joueuses du golf mondial, et qui par miracle s’impose là où toutes rêvent d’être la première, sur le parcours écossais du British Open. 

Sophia Popov n’est cotée qu’à 100 contre 1, par les bookmakers, au départ du tournoi.

Pour dire de. Sait-on jamais, si quelqu’un voulait parier sur elle. Et puis, elle prend la tête du tournoi, elle ne lâche pas, soutenue par son mari, qui lui sert de caddie, qui lui porte ses clubs.  

Elle parle des épreuves qu’elle a dû traverser...  

Oui parce que si vous croyez que la belle histoire s’arrête là, eh bien non. Sophia Popov est une rescapée. Elle revient de loin, comme on dit. Elle ne gagne pas suffisamment sa vie sur le circuit. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, elle contracte la maladie de Lyme. Pas d’argent, alors elle se retrouve à porter le sac de ses concurrentes. La golfeuse allemande pense alors à tout plaquer. Et puis. 

Et puis en pleine pandémie de coronavirus, elle remonte la pente, gagne des petits tournois. Grimpe les échelons, et s’offre une place inespérée pour le Bristish Open. Vous connaissez la suite.  

Désormais, Sophia Popov est 24e mondiale. 

Pas suffisant pour lui offrir une place durable dans l’élite. Honteux disent certains, mais elle est en paix avec ça. Elle tient sa revanche, et près de 600.000 euros de gains. De quoi sortir la tête de l’eau. Et de croire en son avenir de golfeuse.  Retenons son nom… Sophia Popov, elle le mérite !

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