En raison de la pandémie, la fédération française de hockey sur glace a décidé de mettre fin à la saison de la Ligue Magnus, l'élite du hockey français. Et d'attribuer le titre à Rouen. Mais ça ne passe pas du tout auprès du rival Grenoblois, qui a saisi le CNOSF, avec succès. La guerre est déclarée.

En raison de la pandémie, la fédération française de hockey sur glace a décidé de mettre fin à la saison de la Ligue Magnus, l'élite du hockey français. Et d'attribuer le titre à Rouen.
En raison de la pandémie, la fédération française de hockey sur glace a décidé de mettre fin à la saison de la Ligue Magnus, l'élite du hockey français. Et d'attribuer le titre à Rouen. © Getty / Rouen Hockey Elite 76/Champions Hockey League

Voilà une fin de saison bien tendue. Elle approche, pour la plupart des championnats professionnels. Et à l'inverse de la saison dernière, où le Covid a tout arrêté, cette saison, les sportifs ont pu vivre des championnats à peu près normaux. Sans public, certes, mais en allant au bout. Toute la nuance étant dans l'à peu près. 

Parce que si par exemple le football vit une saison quasi-normale, beaucoup de sports sont touchés, par les nombreux reports. Le basket, ou le hand, par exemple. Mais que dire du hockey sur glace, qui tient le pompon ! La saison élite, en Ligue Magnus, s'est transformée en une véritable purge, pour les équipes. Pire que la précédente, c'est dire ! 

L'an dernier, la pandémie avait tout arrêté en pleines phases finales. Mais là, non seulement la saison n'ira pas à son terme, mais les clubs n'ont joué que la moitié des matchs ! La moitié ! 22 journées ont pu être disputées sur les 44 prévues dans le calendrier, hors phase finale. Imaginez si cela était arrivé dans le football, on en parlerait tous les matins. Et ce n'est pas tout. 

Du coup, la Fédération a attribué le titre à l'équipe première au classement au bout de 22 matchs, et c'est donc les Dragons de Rouen qui sont sacrés champions cette saison. 

Sauf que, ce n'est pas aussi simple... 

Parce que cette décision, elle ne passe pas du tout, mais alors pas du tout... aux yeux du grand rival des rouennais, j'ai nommé Grenoble, les Bûleurs de Loups ! Remontés comme jamais contre la fédération. Et qui demande que la saison soit considérée comme blanche. Comme l'an dernier, où Grenoble aurait pu être sacré champion, au terme de la saison régulière, ce qui n'avait pas été le cas.

Ce n'est donc pas juste, aux yeux des Bruleurs de Loups, qui ont fait appel au CNOSF, le comité national olympique et sportif français, qui a donné raison à Grenoble, et son président Jacques Reboh, intérrogé par France Bleu Isère : 

"Je pense que la couronne qui été donnée par la fédération à Rouen a été donnée de façon abusive. Elle n'est pas propriétaire de ce droit, celui de remettre le trophée. D'ailleurs, dès le début du championnat, il était prévu que s'il n'y avait pas de phases finales, il n'y avait pas de champion. C'est la fédération qui, par un petit tour de passe-passe, a décidé qu'il y aurait un champion"

désormais, le palet est dans le camp de la fédération française de hockey sur glace. Libre à elle de se ranger derrière l'avis du CNOSF, et de déclarer la saison blanche, sans champion. Ou pas. Il lui reste quelques jours pour se prononcer. Mais si elle refuse, Grenoble a prévenu, ça pourrait finir en justice. 

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