670 000  euros,  c'est la somme reversée par les neuf basketteurs australiens qui évoluent en NBA. Un don pour le secours des victimes et pour aider à financer les futurs projet de reconstruction.

Nick Kyrgios durant une conférence de presse le 2 janvier 2020
Nick Kyrgios durant une conférence de presse le 2 janvier 2020 © AFP / Saaed Khan

Ils sont de plus en plus nombreux à collecter des fonds pour venir en aide aux victimes : 670 000 € ont été reversés par les neuf basketteurs australiens qui évoluent en NBA, a-t-on appris avant-hier. Un don pour aider au secours des victimes et pour financer les futurs projets  de reconstruction. 

Ils déclarent dans un communiqué :

Nous avons le cœur brisé par les ravages que ces incendies provoquent partout dans notre pays. Nos pensées vont à nos familles, à nos amis et à tout le peuple australien

Ces basketteurs ne sont pas les seuls à s'engager dans la démarche : c'est le tennisman Nick Kyrgios qui a lancé la première initiative en annonçant qu'il reverserait 100 $ par ace frappé pendant l'ATP Cup qui se déroule actuellement. Vous vous souvenez peut-être de ses larmes il y a quelques jours, en évoquant les incendies qui font rage dans sa ville natale de Camberra...

D'autres joueurs et joueuses lui ont emboîté le pas, comme Ashley Barty, ainsi que la Fédération Australienne de Tennis. On pourrait citer encore le monde du football : près de 900 € reversés par but inscrit ce week-end dans le championnat masculin et féminin australien...     

Une générosité tout à fait louable mais qui ne solutionnera pas le fond du problème   

Face à des incendies dont le lien avec le dérèglement climatique est établi, et en particuliers dûs à une année exceptionnellement chaude en Australie, ne pourraient-ils pas aller plus loin, mener une réflexion ou une action plus en profondeur pour que ce type de drame ne se reproduise plus ? Qui peut affirmer qu'il sera encore possible d'organiser ne serait-ce que des compétitions sportives en Australie dans plusieurs années sans craindre de nouveaux feux de grande ampleur ? 

Si on parle à nouveau du tennis, les tournois se disputent aux quatre coins du monde, les joueurs de haut-niveau passent un temps fou dans les avions, le bilan carbone est lourd... Mais la prise de conscience est présente : en juin dernier les quatre tournois du grand chelem ont rejoint le Cadre pour le Climat des Nations Unies, les compétitions sont de plus en plus regroupées par période sur une même zone géographique - c'est d'ailleurs le cas en Australie où se déroule l'ATPCUP, puis c'est le premier tournois du grand chelem de la saison qui se jouera à la fin du mois l'Open d'Australie. Je rappelle que l'idée d'un report ou d'une annulation n'est pour l'instant pas d'actualité selon les organisateurs.

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