Gros plan sur Clarisse Crémer, une skipper qui participe en ce moment à la course de la Vendée-Arctique-Les Sables-d’Olonne 2020.

La skipper Clarisse Clémer, ici à la veille du départ de la course Vendée - Artique - Les Sables d'Olonne
La skipper Clarisse Clémer, ici à la veille du départ de la course Vendée - Artique - Les Sables d'Olonne © AFP / Francois Van Malleghem / DPPI via AFP

Son nom ne vous dit sans doute pas  grand-chose : ce n’est effectivement pas la plus connue des marins. Mais c’est une jeune et brillante navigatrice, âgée de 29 ans aujourd’hui, qui a fait des études de commerce. Elle n'a pas grandi au bord de la mer, mais à Paris, et dans sa vie d’étudiante, la voile n’était "qu’un passe temps de parisienne en vacances". 

Elle raconte : "J'avais la chance d'voir des grands-parents qui habitaient en bord de mer, donc toutes mes vacances ont été composées de balades au bord de l'eau et d'admiration devant les beaux bateaux. Ce n'est vraiment que depuis 2010 que j'en fais de façon très régulière"

Elle a fini par passer plus de temps sur l’eau que sur les bancs d’école. À force de traîner sur les bateaux, elle rencontre son futur compagnon, skipper à Lorient. Elle enchaîne alors les allers-retours entre Paris et la Bretagne. Premières courses en solo en 2016 ; l'année suivante elle termine en seconde position de de la mini-transat. 

Pour le public, elle est "la petite blonde sympa sur les pontons", mais sur un bateau, on la surnomme "la machine", car tout va très vite pour elle : "Ça ne fait pas très longtemps que je suis dans le monde de la course au large mais j'ai appris plein de choses ces dernières années. Je suis encore en mode 'apprentissage', ce n'est pas pour autant que ça empêche de bien naviguer et d'être contente d'être en mer." 

Donc oui, c'est rapide, mais ce n'est pas pour autant que je fais mal les choses.

Clarisse Crémer est aussi une brillante communicante qui n’hésite pas à chercher des sponsors sur les réseaux sociaux avec humour… lorsqu’elle veut traverser par exemple, l’Atlantique sur un bateau. 

Ça a marché, Clarisse a déniché des sponsors et surtout, en novembre 2018, un contrat avec La Banque Populaire, sponsor d’Armel Le Cléac’h, qui explique chercher un jeune de moins de 30 ans pour l’accompagner dans sa progression. 

Actuellement, elle est donc sur l’eau et prend part à la Vendée Arctique : entre la Vendée, les Açores et l’Islande.

La skipper française Clarisse Cremer navigue sur son monocoque Imoca 60 Banque Populaire après avoir pris le départ de la course de voile monocoque Vendée-Arctique-Les Sables d'Olonne, aux Sables-d'Olonne, dans l'ouest de la France, le 4 juillet 2020
La skipper française Clarisse Cremer navigue sur son monocoque Imoca 60 Banque Populaire après avoir pris le départ de la course de voile monocoque Vendée-Arctique-Les Sables d'Olonne, aux Sables-d'Olonne, dans l'ouest de la France, le 4 juillet 2020 © AFP / Loïc Venance

Elle est ce matin du jeudi 9 juillet, neuvième au dernier pointage de cette Vendée Arctique, test grandeur nature avant de participer en novembre prochain, à son premier Vendée Globe.

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