Début ce soir des Quarts de finale de la Ligue des Champions, c'est à Lisbonne et à huis clos . Le premier match oppose le Paris Saint Germain à l’Atalanta Bergame, seule équipe italienne en lice. Une formation que l’on n’attendait pas à ce niveau de la compétition.

Gian Piero Gasperini, entraineur de l'Atalanta Bergame
Gian Piero Gasperini, entraineur de l'Atalanta Bergame © AFP / David Ramos

Jusqu’à l’an dernier, l’Atalanta était une équipe qui naviguait chaque saison en milieu  de classement du championnat dans un relatif anonymat. Qui vivait dans l’ombre des grands clubs historiques du football italien : la Juventus Turin, le Milan AC ou l’AS Roma. Un seul titre au palmarès de l’équipe bergamasque : une Coupe d’Italie en… 1963

C’est lors de la saison 2018/2019 que l’Atalanta s’est métamorphosée, avec à sa tête un entraîneur sans grande référence, Gian Piero Gasperini, et un effectif sans joueurs de renom. Mais l’alchimie a réussi. 

L’Atalanta est parvenue à se hisser à la troisième place du calcio, le meilleur classement de son histoire. En développant un jeu très plaisant tourné vers l’offensive. 

Cette saison, le club bergamasque a découvert la Ligue des Champions. Avec bonheur. Le voilà en quarts de finale dès sa première participation.

Cette présence de l’Atalanta à Lisbonne prend d’autant plus de relief que la ville a été profondément meurtrie par l’épidémie de Covid 19 - comme toute la Lombardie, mais Bergame et sa périphérie ont été les plus touchées. 6000 morts pour une agglomération de 480 000 habitants. A tel point que Bergame a été souvent présentée comme l’épicentre de l’épidémie en Italie.

Le maire de la ville Giorgio Gori est très souvent apparu dans les médias pour exprimer son désarroi et son impuissance face à une situation sanitaire catastrophique. Bergame et son club de football ont été également au cœur d’un événement aux lourdes conséquences. 

Le 19 février, l’Atalanta reçoit les espagnols de Valence en huitièmes de finale de cette ligue des Champions au Stade San Siro de Milan. 40 000 supporteurs bergamasques font le court déplacement de 60 kms. Sont également présents 2500 supporteurs espagnols. On sait aujourd’hui que ce match a largement contribué à la propagation du virus en Lombardie mais aussi en Espagne. Rappelons qu’à cette date l’épidémie ne fait commencer en Europe et qu’aucune mesure sanitaire n’est encore prise. C’est aussi à cause de ce match que Bergame restera associée à l’épidémie.

Le quart de finale de ce soir face au PSG représente bien sûr un motif de réconfort pour les bergamasques. Comme le confiait récemment l’entraîneur Gian Piero Gasperini : 

Mes joueurs ont un lien très fort avec leur ville. Bergame a beaucoup souffert. Il est temps de redonner le sourire aux gens.

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