Grâce au financement participatif, un documentaire va sortir d'ici la fin de l'année sur l'incroyable destin du suédois Gunnar Andersson, le meilleur buteur de l'histoire de l'Olympique de Marseille, mort dans la misère à 41 ans seulement.

Qui était vraiment Gunnar Andersson ? Une photo du footballeur en 1967
Qui était vraiment Gunnar Andersson ? Une photo du footballeur en 1967 © AFP / TT / TT NYHETSBYRÅN / TT NEWS AGENCY

C'est un projet qui va enfin voir le jour ! Un projet de documentaire, déjà tourné... mais qui n’était pas encore bouclé, faute d'argent ! Le réalisateur Benjamin Potet a fait appel au financement participatif, il lui fallait 20 000 euros pour terminer... et ça y est, il peut souffler ! Après deux ans de travail, à recueillir des témoignages, son documentaire va voir le jour. Et si je vous en parle, c’est parce qu'il est consacré à une légende de l’Olympique de Marseille. Le meilleur marqueur de toute l’histoire du club phoceen. 194 buts, en 220 matchs sous le maillot de l’OM. Et non, ce n’est ni Jean-Pierre Papin, ni Éric Cantona ou Didier Drogba. Non, ce joueur, c'est Gunnar Andersson. 

Un destin hors du commun 

Gunnar Andersson, c’est d’abord une rencontre, qui devient une histoire d’amour, l’histoire d’une vie. Entre le buteur et la ville de Marseille. L’histoire d’un inconnu qui débarque de Suède, au début des années 50. Un Suédois qui tombe raide dingue de la Provence, qui prend vite l’accent marseillais, qui joue a la pétanque, a la belote. Qui ne boit que du lait, et qui découvre le pastis. 

"Ces petites boissons jaunes distillées par le diable" comme il l’écrit à sa famille dans une lettre. Gunnar Andersson vit à fond sa vie provençale. Un peu trop. 

En 54, il parie qu’il peut enquiller 10 pastis avant un match et inscrire un triplé. Pari tenu, en quinze minutes. La belle histoire va durer jusqu’en 58, Gunnar Andersdon ne peut pas aller plus loin. Le pastis a gagné. Il quitte le club, à 30 ans seulement, va tenter sa chance à droite à gauche. Puis reviens sur Marseille, pour bosser sur comme docker sur le Vieux Port. La direction de l’OM lui tendra la main, mais trop tard. Gunnar Anrderson a déjà un estomac en trop mauvais état. Nous sommes le 1er octobre 69. Le suédois passe au journal Le Provençal récupérer deux places pour le match de l’OM le soir même contre le Dukla Prague.  Il ne le verra jamais ce match. Il tombe raide quelques rues plus loin, les billets du match dans la poche. Crise cardiaque. A 41 ans. 

Gunnar Andersson meurt presque oublié, dans la misère, épuisé. Mais il meurt là où a aimé vivre. A Marseille. Là où il repose. Là où les gens l’ont tellement aimé, comme en témoignent tous ceux que Benjamin Potet est allé interroger : 

Ce documentaire consacré à Gunnar Andersson sortira d’ici la fin de l’année. L’occasion pour les minots de Marseille qui vont au Vélodrome de savoir qui se cache derrière celui à qui l’OM a donné le nom de l’esplanade derrière le tribune Ganay.

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