Alors que la sélection cubaine de baseball va manquer les Jeux Olympiques pour la première fois de son histoire, des joueurs et un membre de l'organisation ont décidé de ne pas rentrer à Cuba après un tournoi en Floride. Quatre absents, qui s'ajoutent à une longue liste de joueurs qui ont préféré l'exil.

Ceux qui ont déjà visité Cuba s’en doutent certainement, mais ceux qui n’y sont jamais allés l’ignorent peut-être : le sport national à Cuba, c’est le baseball. Les gamins y jouent partout dans les rues. Se prennent pour leurs aînés, partis aux Etats-Unis et devenus des stars dans la grande ligue américaine, la MLB. 

D’ailleurs, Cuba est l’un des grands pays du baseball, depuis toujours, dans l’ombre du voisin américain et le Japon. 

Mais le baseball cubain n’est plus ce qu’il était

Catastrophe. Consternation sur l’île. 

Pour la première fois de son histoire, la sélection cubaine ne sera pas aux Jeux Olympiques cet été, à Tokyo. L’autre grande terre de baseball. Cuba, triple champion olympique, a raté la marche.

Totalement manqué son tournoi de qualification qui vient d’avoir lieu en Floride, en terre d’exil cubaine, avec des supporters aux pancartes hostiles au régime. Un cauchemar.  

L’échec est total : sportif, mais aussi politique

L'équipe cubaine n’est pas rentrée sur son île au complet. Trois joueurs, mais aussi le psy de l’équipe cubaine ont tiré un trait sur Cuba. Ils ont fait défection. Et sont restés en Floride. Des grands talents du baseball cubain, parmi les meilleurs joueurs, ont profité de ce tournoi de qualification olympique pour se faire la belle. Et ce n’est pas la première fois, bien au contraire. C’est un grand classique du régime de Fidel Castro, et des régimes communistes en général. 

En 2009, le lanceur star au bras d’acier, Aroldis Chapman, s’était enfui de l’hôtel de la délégation cubaine à Rotterdam, aux Pays-Bas, où l’équipe devait disputer un tournoi, pour rejoindre les Etats-Unis, où il est devenu l’une des grandes vedettes du baseball américain. Et les exemples sont légion. 

Mais en 2021, c’est un coup très dur pour le régime de Cuba, qui avait d’ailleurs reçu le président américain Barack Obama en 2016 pour assister... à un match de baseball :

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L’hymne américain, chanté sur le sol cubain. L’image était marquante. D’ailleurs, le régime de Raoul Castro avait signé un accord historique avec la MLB, permettant aux meilleurs cubains de venir tenter la grandes aventure aux Etats-Unis. Moyennant finances, évidemment. Mais l’administration Trump, estimant que c’était une façon de financer le régime cubain, avait mis fin à cette diplomatie du baseball. Replongeant Cuba des décennies en arrière.   

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