Une compétition pour les 15-18 ans, qui se déroule en ce moment à Lausanne, et qui est scrutée de très près par le Comité International olympique, pas uniquement pour détecter les futurs champions, mais comme un laboratoire d'idées pour les jeux du futurs, notamment en matière de développement durable.

Une skieuse participe au slalom de ski alpin féminin des Jeux Olympiques de la Jeunesse à Lausanne, le 14 janvier 2020
Une skieuse participe au slalom de ski alpin féminin des Jeux Olympiques de la Jeunesse à Lausanne, le 14 janvier 2020 © AFP / Jeff Pachoud

Comment sortir de  la spirale négative ?

Pyong Chang qui rase une forêt vieille de 500 ans pour y installer une piste de descente, les énormes difficultés économiques de Rio en héritage des Jeux de 2016,  Sotchi et ses constructions à grande échelle qui ne servent plus... Comment réduire les coûts, l'impact environnemental et ne plus être confronté à une pénurie de villes candidates à l'organisation de prochains Jeux olympiques ? 

Le CIO a promis des changements, modifié ses normes dans son agenda 2020. 

A Lausanne, on expérimente, on propose des solutions originales dont pourront peut-être s'inspirer, dans une autre dimension, les futurs organisateurs des Jeux traditionnels - on pense bien sûr à Paris 2024.

L'événement doit être au service de la région

Pour les épreuves de patinage de vitesse : au lieu de construire un anneau de glace de la taille d'une piste d'athlétisme à Lausanne, les organisateurs ont pris le parti de délocaliser les compétitions sur le lac gelé de saint-Mauritz, en extérieur. 

Des infrastructures toutes neuves, oui il y en a, mais elles ont pour ainsi dire simplement accéléré des projets qui existaient déjà. Les appartements de l'équivalent du village olympique où sont logés les jeunes athlètes serviront ensuite aux étudiants de l'université de Lausanne. La station de ski des Diablerets a une nouvelle télécabine, mais avait de toute façon besoin de nouvelles remontées mécaniques pour développer son offre.

Les jeunes skieurs sont invités à préférer le train à la voiture

Une épreuve un peu trop difficile dans certains cas de figure. Pour rejoindre les Alpes ou le Jura en partant de Lausanne, l'idée était d'inciter à prendre les transports publics, les bénévoles avaient même pour mission de transporter des bornes wifi pour que les jeunes ne s'ennuient pas et puissent alimenter leur comptes Instagram avec les photos des paysages par exemple.

Sauf que l'aspect pratique a repris le dessus pour les skieurs alpins, essentiellement, qui ont des épreuves matinales et doivent prévoir du temps pour reconnaître la piste, certains ont donc privilégié le mini bus deux fois plus rapide, pour préserver leur énergie. Il s'agit d'exceptions précisent les organisateurs, 75% des participants et de leurs accompagnants choisissent les transports publics pour se rendre sur les lieux de compétitions d'après les estimations et les comptages des bénévoles.

Les skieurs de l'équipe de France (Victoire Berger, Bazil Ducouret, Margot Ravinel et Anselme Damevin) et les skieurs des équipes suisses et espagnoles le 14 janvier 2020
Les skieurs de l'équipe de France (Victoire Berger, Bazil Ducouret, Margot Ravinel et Anselme Damevin) et les skieurs des équipes suisses et espagnoles le 14 janvier 2020 © AFP / Jed Leicester / ois/ioc
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