L’entraîneur de l’équipe de football américain de la Nouvelle Angleterre, Bill Belichick, ami de Donald Trump, devait être décoré par le président des Etats-Unis. Mais il a refusé.

Bill Belichick
Bill Belichick © Getty

Voilà un entraîneur qui ne campe pas sur ses positions ! C’est aux États-Unis que ça se passe. Cet entraîneur, c’est Bill Belichick. Alors vu de France, vous vous demandez Bill qui ? Bill Belichick ! Ici je vous le concède, il n’y a bien que les spécialistes de football américain qui le connaissent, mais de l’autre côté de l’Atlantique, c’est un personnage extrêmement respecté. Un coach à succès. Un général. Une icône du sport. Oserais-je dire une divinité pour tous les supporters des Patriots de la Nouvelle Angleterre. 

Et pour cause. A la tête de son équipe, Bill Belichick, 68 ans, a gagné pas moins de six fois le prestigieux Superbowl, la grande finale du foot US, suivie dans le monde entier. Bref, le genre de gars qu’on aime avoir à ses côtés. Et parmi ses plus grands fans, il y a un certain... Donald Trump, le président des Etats-Unis, qui a déjà reçu par le passé les Patriots à la Maison Blanche, et qui avait chanté les louanges de Bill Belichick devant les Microsoft, c’était en 2017 :

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Donald Trump qui ne jure que par Bill Belichick. Il faut dire que les deux sont amis, et plutôt connectés... politiquement. Meme si Bill Belichick joue la neutralité, il a soutenu le candidat Donald Trump lors de la campagne en 2016. En lui écrivant une lettre de soutien, que Trump s’était empressé de lire en public.

Et avant de quitter la Maison Blanche, Donald Trump a voulu remercier son copain Bill.

En le décorant de la médaille présidentielle de la Liberté ! La plus haute distinction civile américaine. L’équivalent de notre Légion d’honneur. Un pote, c’est un pote ! Il devait lui remettre hier. Devait, car Bill Belichick a fait savoir qu’il était flatté... mais qu’il refusait ! Expliquant qu’il souhaitait "demeurer fidèle aux gens, à l’équipe et au pays qu’il aime". 

Ce qui l’a fait changer d’avis - et prendre ses distances avec son ami Donald - ce sont les évènements qui se sont déroulés au Capitole. L’envahissement par les militants pro Trump la semaine dernière. Bill a préféré dire non. Et pourtant, peu de sportifs ont eu le privilège d’être décorés de la médaille de la liberté. Un nouveau coup dur pour Trump, presque un coup de grâce. Car il respectait bien plus Bill Belichick que bon nombre de républicains qui l’entouraient et qui l’ont aussi lâché.