Le sélectionneur de la "Mannschaft", l'équipe d'Allemagne de football, quittera ses fonctions après l'Euro. Lui qui a été champion du monde en 2014, mais aussi l'artisan du désastre, quatre ans plus tard.

Joachim Löw
Joachim Löw © AFP / Handout / UEFA

C'est une histoire dont on connait l'issue. Celle d'un homme, Joachim Löw, et de son équipe, l'Allemagne. Cette même Allemagne que les Bleus vont affronter ce soir à Munich, pour leur entrée dans l'Euro. 

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Joachim Löw c'est le sélectionneur de la Mannschaft. Et ce, depuis 2006. 15 ans, une éternité dans le foot moderne. Et son avenir ne dépend ni du match contre les Bleus ce soir, ni même de l'Euro tout court. 

Parce qu'à 61 ans, Joachim Löw fait un dernier tour, à l'Euro, et puis s'en va

Il met fin à son contrat. Avec à son palmarès un titre de champion du monde, avec l'Allemagne, au Brésil, en 2014. En éliminant les Bleus au passage, en quart de finale. Mais Joachim Löw c'est aussi l'échec cuisant du mondial en Russie, il y a 3 ans. Le naufrage de l'Allemagne, éliminée dès le premier tour. 

Pendant des mois, il a refusé de s'en aller. Son entêtement, son détachement parfois, ses choix injustifiés, ont excédé les supports. Ecornant l'image glamour qu'il renvoyait à ses débuts, son pull col en V, sa chemise blanche cintrée, tellement iconiques que les magasins ont été pris d'assaut en Allemagne, à l'époque. Véridique. 

Bon, enfin, icone glamour, il faut le dire vite

Joachim Löw, c'est le même qui en plein Euro 2016, se fait choper par les caméras en train de mettre sa main dans le caleçon, ou sous ses aisselles, puis de renifler ses doigts juste après ! 

Le futur ex-sélectionneur allemand peut compter sur un soutien indéfectible. Celui de notre Dédé national : Didier Deschamps, le sélectionneur des Bleus. L'amitié franco-allemande. Il faut dire que les deux, à l'instar des deux équipes, n'ont pas arrêté de se croiser, parfois dans des moments forts, et douloureux, comme ce 13 novembre 2015. Au stade de France. Le soir des attentats. 

D'ailleurs, il y avait de la peine chez Didier Deschamps quand il a appris, en mars dernier, le départ annoncé de son ami Löw. D'ici la fin de l'Euro, Joachim Löw aura dirigé l'équipe d'Allemagne près de 200 fois. Un record. Alors, oui, respect.