Football et religion ont toujours eu des relations proches et intenses. Cela fait bien longtemps que la religion s'est immiscée dans les vestiaires et sur le terrain. Et ça continue. En Italie, on peut même être suspendu en cas de blasphème : c'est ce qui vient d'arriver à un joueur de l'AS Roma, Bryan Cristante.

Bryan Cristante
Bryan Cristante © Getty

Le sujet est toujours pour le moins délicat. Preuve en est, ce qui est arrivé au milieu international italien de l'AS Roma, Bryan Cristante. Malgré la victoire 5-1 de son équipe contre Bologne en Série A dimanche dernier, c'est lui, Cristante, qui a inscrit le but de Bologne. 

Et la double peine, c'est qu'il a été suspendu pour un match lundi. Pas du fait d'avoir marqué contre son camp, non, mais selon la Ligue, qui a revisionné les images sous tous les angles possibles, le joueur prononce alors un juron blasphématoire. Le souci, c'est que c'est interdit en Italie. Moralité : il a été suspendu pour un match, et n'affrontera pas le Torino demain en championnat.

Et ce n'est pas une première ! 

  • Le grand Gigi Buffon, le gardien de la Juve et de la Squadra Azzura, champion du monde en 2006, avait dû s'excuser dans le passé pour avoir juste dit "Dio"... Dieu. 
  • Un autre international italien, Rolando Mandragora, avait déjà lui aussi été suspendu pour avoir notamment insulté la Vierge Marie, il y a deux ans. 
  • En 2010, un attaquant de la Sampdoria avait déjà écopé d'une sanction pour blasphème.

La fédération Italienne ne rigole pas avec ça, puisque les joueurs qui portent des tee-shirts avec des références religieuses sont également punis.

Même dans le rugby, le bien connu Sergio Parisse, qui joue depuis longtemps en France, avait dû lui aussi présenter ses excuses pour avoir lâché un juron blasphématoire alors qu'il était filmé, juste avant un match des Six Nations contre la France. 

Mais l'Italie n'est pas le seul pays à européen à prévoir des sanctions contre le blasphème, c'est juste que la plupart du temps, ça ne donne aucune sanction. 

En revanche, en France, ce n'est plus un délit, sur les terrains comme ailleurs, depuis 1881.