C’est presque un conte de fées, et ça tombe bien, Noël c’est dans huit jours ! Et c’est quand même une drôle de fée qui s’est penchée sur le berceau du petit Giannis, il y a 26 ans, presque jour pour jour, à Sepolia. Un quartier pauvre de la banlieue d’Athènes, en Grèce.

Giannis Antetokounmpo
Giannis Antetokounmpo © Getty

Les parents de Giannis sont des sportifs immigrés originaires de Lagos, qui ont fuit le Nigéria. La famille est nombreuse, le papa enchaîne les petits boulots, la maman est malade. Pour subvenir aux besoins de tout le monde, Giannis va vendre des lunettes, des montres de contrefaçon aux touristes dans les rues d’Athènes. C’est un sans papiers, comme un autre, contraint à la survie. Aujourd’hui encore, il pourrait arpenter les rues de la capitale grecque. Dans l’anonymat. 

Mais Giannis a un talent fou, avec un ballon orange entre les mains. Le basket va tout changer. Le phénomène est tel que les exploits du gamin grec revient aux oreilles de la grande NBA, le championnat nord américain, qui vient le chercher. Giannis sort de l’ombre, et le monde entier découvre qui il est : Giannis Antetokounmpo.   

Et la vie de Giannis va basculer   

Si le rêve américain a du plomb dans l’aile, pour lui il fonctionne à plein ! Giannis Antetokounmpo débarque en 2013 à Milwaukee, chez les Bucks. Pas la franchise la plus glamour de NBA. Une bénédiction pour la grande ville du Wisconsin. Il devient très vite "the next big thing", le prochain phénomène, et a le droit à son surnom : "the Greek Freak". Le monstre Grec. 2m11, 110 kilos de muscle. A l’heure où l’on se parle, il est double MVP en titre. Meilleur joueur du plus grand championnat de basket au monde. 

Et si je vous parle de Giannis Antetokounmpo aujourd’hui, c’est parce que le père Noël est déjà passé pour le grec. Lui, le gamin des rues d’Athènes, qui vendait tout ce qu’il pouvait trouver pour faire manger ses frères, vient de signer une prolongation de contrat sur de 228 millions de dollars sur cinq ans. Soit plus de 187 millions d’euros. Le plus gros contrat de toute l’histoire de la NBA. Plus que Michael Jordan, plus que LeBron James. 

Alors oui, on pourrait débattre des heures du bien fondé de telles sommes, astronomiques. Bien sûr. Mais avouez que si ça doit arriver, autant que ça tombe sur un gamin qui sait ce que sait d’avoir faim.

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