Rencontre avec trois huskys, Everest, Eclipse et Elfi et leurs deux éleveurs : Jean Combazard et son épouse Jocelyne.

Jean Combazard et ses huskies dans la Grande Odyssée Savoie-Mont Blanc (ici en 2011)
Jean Combazard et ses huskies dans la Grande Odyssée Savoie-Mont Blanc (ici en 2011) © AFP / Jarry Tripelon

La Grande Odyssée Savoie-Mont-Blanc est une course à étape très technique : 400 km au total, un dénivelé positif de 13 000 m soit presque quatre fois l’ascension du Mont-Blanc… 

Everest, Eclipse et Elfi la connaissent bien pour l’avoir déjà fait plusieurs fois, mais leur mission cette année est d’encadrer les petits jeunes de leur attelage, leurs frères et sœurs - car tous les chiens sont issus de la même mère, ils appartiennent t à Jean Combazard leur "musher" et à son épouse Jocelyne leur "handleuse", également compétitrice. 

Ces éleveurs passionnés habitent en Seine-et-Marne et ont un palmarès impressionnant : Jean est triple champion d’Europe par exemple… 

En Seine-et-Marne, il n’y a pas beaucoup de neige. Comment s’entraîner ?

Ils tirent un quad d’environ 300 kilos cinq fois par semaine sur des distances allant jusqu'à 30 kilomètres. Cela se fait plutôt le soir, quand Jean Combazard rentre de son travail. 

Leur lot quotidien, à eux, c’est surtout la boue : tout le monde revient  trempé et maculé de boue raconte le musher, toujours épaté par l’enthousiasme de ces animaux dès qu’il est temps d’y aller et malgré ces conditions un peu spéciales,  ce type d’entraînement permet de développer la musculature et d’avoir le foncier nécessaire lors des courses. 

Ensuite, il faut composer l’attelage de huit chiens pour l’épreuve à laquelle il participe. Il a le droit d’en engager douze, ce qui permet un roulement ; chacun peut avoir ses jours de repos.  

D'autres critères sont à prendre en compte : les plus costauds seront les plus proches du traîneaux pour tirer au mieux la masse. Devant, le chien de tête doit être au-dessus du lot, plus intelligent,  capable bien sûr d’obéir aux ordres droite / gauche, de relancer l’attelage, de toujours courir, même s’il ne sait pas après quoi… mais aussi de gérer son effort : trop jeune, attention à trop de fougue ; trop expérimenté, attention à trop d’économie… 

Le musher précise que les huskys sont des malins, il leur en restera toujours un peu sous la pédale à l’arrivée…   

Ces chiens sont traités comme de véritables sportifs de haut niveau 

L’alimentation d’abord : pour tenir la semaine, il y a dans le camion plus de 100 kg de croquettes, des dizaines de kg de viandes et poissons, de l’huile de saumon aussi pour l’hydratation car les huskys n’aiment pas forcément beaucoup boire, il faut jouer avec eux et varier ce qu’on leu  propose… 

Il y a aussi la phase de préparation, crémer les pattes, les botter (mettre de petits chaussons selon le type de neige et de glace), et surtout après, il y a la phase de récupération, les massages, les grandes promenades pour oxygéner et relâcher les muscles. Il y a même une ostéopathe dans l'équipe !

Aujourd’hui, Jean Combazard et ses chiens s’apprêtent à aborder la sixième étape…

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