La contestation en Biélorussie manifestations dans les rues gagne aussi les stades. Histoire de Sport ce matin avec un footballeur biélorusse qui dit non au président Alexandre Loukachenko.

Je refuse de représenter les intérêts de la sélection tant que le régime de Loukachenko est au pouvoir, vive la Biélorussie.

En une phrase, voilà comment Ilya Shkurin a fait du football une arme politique contre le pouvoir en place. Shkurin est un jeune joueur biélorusse… il a fêté ses 21 ans lundi dernier… il n’a donc connu comme dirigeant dans son pays que l’autocrate Loukachenko au pouvoir depuis plus d’un quart de siècle. Pour la 1ère fois, l’attaquant a été appelé en sélection pour disputer 2 rencontres de la Ligue des Nations le mois prochain… mais il a donc dit niet... par un simple message sur les réseaux sociaux… accompagné d’une photo d’un manifestant brandissant un drapeau blanc et rouge. Shkurin avait fini la saison dernière, meilleur buteur du championnat biélorusse... avant d’être transféré en début d’année au CSKA Moscou. 

L’entraîneur du club moscovite Viktor Gon-Charenko, lui aussi Biélorusse… a pris la même position que son joueur  : «  je me suis fermement opposé au passage à tabac de notre merveilleux peuple biélorusse pacifique.  »

Ce n’est pas la première fois que des joueurs refusent de jouer en sélection pour des motifs politiques. C’est même un cas de figure assez courant dans l’histoire. Les instances qui dirigent le football sont pourtant catégoriques  : le sport doit être apolitique… mais il faut être bien naïf pour le croire. 

Exemple en Allemagne  : Ashkan Dejagah a été un grand espoir du foot outre-Rhin… mais en 2007, ce joueur né à Téhéran, a refusé de disputer en Israël un match qualificatif pour l’Euro des moins de 21 ans… l’Iran ne reconnait pas l’Etat hébreu… voilà ce qui a conduit Dejagah à ne pas porter le maillot allemand. 

2011  : début de la guerre en Syrie… Firas Al Khatib, considéré comme le meilleur joueur dans le pays boycotte la sélection... en soutien aux rebelles qui luttent contre le régime de Bachar Al Assad... comme le détaille un reportage dans le journal de France 2 datant de 2017.

Al Khatib a fini par revenir au bout de 5 ans... sans doute sous la pression du régime. 

Mais le foot et la politique... c'est un mélange que l'on a aussi connu dans certains pays d'Afrique... ou dans les Balkans au moment de la guerre en ex-Yougoslavie. 

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