Il reste de rares endroits sur la planète où le sport n’est pas encore à l’arrêt. Des compétitions qui continuent malgré l’épidémie de coronavirus.

Compétition de sumo
Compétition de sumo © Getty / Bob Krist

Au Japon, se tient en ce moment un des plus grands rassemblements de sumos. 700 lutteurs participent jusqu’à dimanche au tournoi d’Osaka. 

Le sumo ce n’est pas seulement et à jamais, le sport préféré de Jacques Chirac, c’est aussi une institution, au Japon. Jamais un tournoi n’a été reporté ou annulé, même pendant la guerre ! Pour que cela n’arrive pas malgré la menace du Covid 19 : les organisateurs ont prévu tout un tas de dispositions :

  • Ils paient des chambres d’hôtels rigoureusement nettoyées à tous les sumos, même ceux qui ne sont pas des stars. 
  • Ils leurs réservent des taxis pour aller au stade, sans avoir à prendre les transports en communs.

Si un sumo est testé positif : la compétition sera immédiatement arrêtée.

En Europe aussi, on continuer de jouer, notamment en Europe de l’Est

En Biélorussie, William Accambray est probablement le dernier handballeur français encore en activité. L’arrière gauche mène vie étonnamment normale à Brecht : là-bas pas de quarantaine, pas de confinement. Les restaurants, commerces sont ouverts et son club continue de jouer dans une salle pleine de spectateurs.

Autre championnat à faire comme si de rien n’était : la première division russe de foot. Sept matchs ont eu lieu le week-end dernier, sous les yeux de milliers de spectateurs. 

En Turquie, enfin, les basketteurs et les footballeurs sont aussi sur le pont. Mais eux jouent à huis-clos. 

La poursuite de ces championnats ne fait pas l’unanimité : des sportifs ont vivement exprimé leur mécontentement. Plusieurs joueurs du championnat turc de football ont demandé sa suspension. Le  plus engagé a sans doute été Obi Mikel, joueur de Trabzonspor, actuel leader du championnat.

Samedi sur les réseaux sociaux il publiait ces quelques mots :  

Il y a des choses plus importantes dans la vie que le football. Je ne me sens pas bien et je ne veux pas jouer dans ces conditions. La saison doit être annulée.

Depuis, le gouvernement a annoncé que les événements sportifs continueraient à être joués jusqu’à la fin du mois d’avril. Le Nigérian, excédé, inquiet aussi par la dégradation des conditions sanitaires a décidé de résilier son contrat qui courrait jusqu'en juin 2021. Malgré ce geste inédit en Turquie, les responsables sportifs et politiques restent sur la même ligne de conduite : le président de Trabzonspor ne veut pas de la suspension du championnat pour "éviter que les couples se séparent" :

Le football est ce qui permet aux gens d'évacuer leur stress. Si on le supprime, on ne trouvera plus assez de juges pour prononcer les divorces.

Monsieur, rassurez-vous : il n’y a plus de Ligue 1, ni de Ligue 2 et la France et ses amoureux vont bien. On vous embrasse. De TRÈS LOIN.

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