Alors que l’entraîneur en chef s’est fait exclure, son adjointe Becky Hammon a pris les commandes au pied levé. Elle est devenue du même coup la première femme à diriger une équipe de la prestigieuse NBA, le grand championnat nord-americain de basket.

Becky Hammon
Becky Hammon © Getty

Toute cette semaine, à l’occasion de l’opération "Sport Féminin Toujours", Esprit nous parle de femmes qui défient les hommes sur leur terrain. Et ce matin, l’histoire d’une première plutôt inattendue.

C’était il y a quelques semaines à peine, le 30 décembre dernier. Dans le grande ligue nord américaine de basket, la NBA. Ce soir là, les Spurs de San Antonio, l’ancienne équipe de notre légende, Tony Parler, affrontaient les Lakers de Los Angeles, les champions en titre, et leur star LeBron James. Une belle affiche. 

Mais les Texans courent après le score, ça génère de la frustration sur le banc de San Antonio, et Gregg Popovich, l’entraîneur et véritable totem des Spurs, monte en température. Juste avant la mi-temps, il s’emporte un peu trop contre les arbitres, et voilà Coach Pop exclu de la rencontré ! Direction les tribunes, merci bonsoir. 

C’est donc à l’adjoint de prendre au pied levé les commandes. Mais aux Spurs, c’est une adjointe ! Elle s’appelle Becky Hammon, c’est le bras droit de Popovich. L’ancienne joueuse de WNBA, 2 fois championne, ancienne All Star, devient alors ce soir là, par la force des choses, la première femme a diriger une équipe de la NBA. Rien que ça.

Pour l’anecdote, les Spurs se sont inclinés face aux Lakers. Mais tout le monde se souviendra de ce match comme celui de la première de Becky Hammon.

La première, et certainement pas la dernière

Non parce qu’en fait, ce n’était qu’une question de temps. Cela fait sept ans que Becky Hammon est l’adjointe de Gregg Popovich à la tête des Spurs. 

Dans l’ombre du célèbre entraîneur. Mais tout le monde, tous les fans de basket et des Spurs en particulier, s’attendent à voir Becky Hammon succéder, dans un futur proche, à "Coach Pop". 

Et ce n’est pas un hasard si c’est à San Antonio, une franchise très ouverte sur l’international, Tony Parker peut en témoigner, très progressiste, très en avance sur son temps. C’est presque à se demander si Gregg Popovich n’a pas fait exprès de pousser une gueulante pour laisser la main à Becky Hammon, ce 30 décembre, face à ce qu’il se fait de mieux en NBA. Un test grandeur nature.

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