A Lorient, les bateaux du prochain Vendée Globe retrouvent l'eau... Les navigateurs ont de nouveau le droit de s'entraîner, mais en respectant, comme tout le monde, les règles sanitaires. Ce qui est loin d'être évident à bord des navires.

Les bateaux du Vendée Globe retrouvent l'eau
Les bateaux du Vendée Globe retrouvent l'eau © AFP / Stephane Le Diraison / VENDEE GLOBE

C’est un ballet devenu familier sur la base sous-marine de Lorient : les grues remettent à l’eau les bateaux de course les uns après les autres… 

Le monocoque de Thomas Ruyant a passé deux mois de plus que prévu dans son hangar à cause du confinement, le voilà enfin sur l’eau mais "On fait gaffe, sur le bateau on ne sera plus sept ou huit mais quatre à naviguer. Il faudra fixer la priorité des dossiers."

Tous masqués : les skippers, les techniciens, dans les bureaux, sur les pontons, ou à bord des bateaux - mais là, ça devient plus compliqué, comme le détaille Jérémie Beyou, que l’on retrouve à l’intérieur du cockpit de son monocoque : "Là on est cinq dans le cockpit, qui doit faire 4 ou 5 m². On n'est pas vraiment dans les standards de distanciation. Néanmoins, tout le monde porte son masque, on a des lingettes désinfectantes pour nettoyer notamment les manivelles qu'on est plusieurs à toucher (sans gants)

Comme dans les autres écuries de course, un nouveau protocole a été mis en place chez Charal Sailing Team. Son directeur Vincent Beyou : "On a une prise de température avant les navigations qui vont arriver dans les prochains jours pour être certains que toutes les personnes à bord puissent être en proximité dans un univers un peu confiné"

Les habitudes des marins vont changer. Dans un sport où l’on navigue en solitaire mais on travaille en équipe et où le contact avec le public est fréquent, Nicolas Troussel, l’un des participants du prochain Vendée Globe explique : "Pour ma part, j'évite d'aller voir des gens en dehors de l'équipe pour prendre le moins de risques possible. Tout ce qui est 'sortie annexe', j'évite".

Les départs de course seront aussi chamboulés : pour la prochaine organisée début juillet en Vendée, les concurrents devront être isolés cinq jours avant le départ… Jérémie Beyou : "Il va falloir qu'on réflechisse à comment gérer ça par rapport la famille, je pense que c'est pour eux le plus dur"

Au final, les skippers n’ont qu’une hâte : se retrouver seul au large, loin de tout et du virus !

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