Un jeune joueur de football italien, formé à Monaco, a décidé de mettre le ballon rond entre parenthèses pour privilégier ses études, lui qui vient d’être accepté à Harvard, l’une des universités les plus prestigieuses au monde.

Le footballeur italien Alessandro Arlotti, mai 2019
Le footballeur italien Alessandro Arlotti, mai 2019 © Getty / Seb Daly / Contributeur

Voilà un gamin promis à un bel avenir ! Un jeune footballeur qui a les jambes... et la tête ! Surtout la tête ! Il s’appelle Alessandro Arlotti, il a 18 ans. Il est italien, mais né en France, à Nice et formé à l’AS Monaco. La voie est toute tracée vers la carrière de footballeur professionnel. Alessandro a rejoint le club de Pescara, et s’apprêtait à démarrer sa carrière dans le championnat italien. 

S’apprêtait, oui, parce que le jeune Arlotti a décidé sa mettre sa carrière de footballeur entre parenthèses. Comme ça. Du jour au lendemain. Rideau. Alors rassurez-vous, Alessandro n’est pas fou, il n’a pas rejoint une secte ou je ne sais quoi d’autre, non. Il a tout simplement été admis à l’université de ... Harvard ! Oui, la plus prestigieuse fac américaine, l’une des plus célèbres du monde. Pour un suivre un cursus général, et s’orienter très certainement vers l’économie. Impossible de passer a côté d’une telle opportunité, même si son avenir, Mathilde, il le voyait avec un ballon il y a encore deux ans :

Et sa décision, de mettre le football de côté, elle n’a pas été facile a prendre. Car Alessandro a reçu de nombreux messages pour l’en dissuader, ou de faire marche arrière. Parmi eux des co-equipiers, des entraîneurs ou des dirigeants, comme il l’a raconté a nos confrères de BFM.

Est-ce qu’il a renoncé à son rêve de devenir footballeur ?

Non, il espère toujours jouer un jour en Europe. Mais il sait que ce sera beaucoup plus dur. Ce choix là, il n’est pas le premier à le faire. Ça suscite d’ailleurs de gros débats en Amérique du Nord, où parfois de jeunes champions choisissent plutôt les études que les terrains. 

En fait, Alessandro va poursuivre le sport à haut niveau en parallèle de ses études. Dans le très "select" Ivy League, un championnat qui rassemble les plus prestigieuses universités du nord-est des Etats-Unis. Mais clairement pas les meilleures. En même temps, on ne va pas a Harvard pour le sport  ! 

Alors certains ont réussi à faire de belles carrières après leur passage à Harvard, dans le hockey notamment, mais c’est clairement pas la majorité. Beaucoup n’ont jamais réussi à rester au niveau ou à le retrouver. Mais tant qu’il y a du sport, il y a de l’espoir !