L' Australienne a réussi la prouesse de mettre le Kenya sur la carte du basket africain, en qualifiant la sélection masculine pour son premier Afrobasket depuis 28 ans !

 Bush Wamukota joueur de l'équipe ké,ya,e de basket
Bush Wamukota joueur de l'équipe ké,ya,e de basket © AFP / SIMON MAINA

Elle va marquer l'histoire du basket masculin, l'été prochain. Liz Mills. 35 ans. Une globe trotteuse australienne,  originaire de Sydney. Passionnée de ballon orange. Devenue entraineure à 16 ans. Et qui est tombée amoureuse de l'Afrique, lors d'une mission humanitaire en 2008 au Zaïre. Il y a 13 ans. Elle est repassée par la case Australie pour finir ses études, avant de revenir en Afrique. 

Cela fait plus de dix ans qu'elle y est installée

Elle a travaillé pour l'équipe de la Zambie, de la Namibie, de l'Afrique du Sud, du Rwanda, du Cameroun et du Kenya, dont elle est depuis le mois dernier la coach principale, la sélectionneuse, de l'équipe masculine. Et ce week-end, elle a réalisé un exploit, avec ses joueurs : se qualifier pour l'Afrobasket, qui aura lieu au Rwanda à la fin de l'été, après les Jeux Olympiques. C'est l'équivalent de notre Euro, le championnat continental. 

Un exploit,  car le Kenya n'est que 115ème au classement FIBA, la fédération internationale, et surtout... le Kenya n'a plus participé à l'Afrobasket depuis le siècle dernier ! 1993. Cela fait 28 ans que ce n'était pas arrivé. 

Et c'est notamment grâce à Liz Mills, qui  deviendra alors la toute première femme à diriger une équipe masculine dans une grande compétition internationale

Ce n'est pas passé inaperçu. Le capitaine ... sénégalais, Youssapha N'Doye, ancien pivot de Bourg en Bresse et de Nanterre, a rendu hommage à  Liz Mills en conférence de presse : 

C'est une très grande étape dans le monde du sport et c'est quelque chose qu'il faut saluer et encourager car cela montre que les femmes sont prises au sérieux. C'est quelque chose de grand. Je voudrais la féliciter et lui souhaiter bonne chance, j'espère qu'elle coachera beaucoup d'autres matchs. 

Et le Kenya a de grandes ambitions pour Liz Mills et ses joueurs, la fédération espère retrouver les "Morans" - les Guerriers massaï, le surnom  des Kenyans - dans le top 5 africain cet été. 

Ce qu'a réalisé Liz Mills, c'est une avancée majeure pour les femmes dans le sport masculin 

Particulièrement dans le basket, où la profession est encore très très masculine, quasi exclusivement. Même si il y a eu des pionnières, notamment dans le basket africain.  Liz Mills n'est pas la première femme à diriger une sélection, en Afrique. 

Juste avant elle, en 2017, le Bénin avait donné les clés de son équipe masculine de basket à Brigitte Tonon, pour les diriger lors des éliminatoires de l'Afrobasket. Mais elle n'était  pas parvenue à qualifier les béninois pour le tournoi final. Liz Mills, elle, a donc réussi. Preuve que les choses avancent !