Comment limiter l'impact environnemental et avoir tout de même des vêtements techniques performants, et esthétiques ? Le champion olympique de biathlon à Turin (en 2006) Vincent Defrasne est en train de résoudre cette équation en créant la marque "Ayaq".

Vincent Defrasne, en compétition en 2010
Vincent Defrasne, en compétition en 2010 © AFP / Jeff Pachoud

L'histoire aujourd'hui c'est celle d'un champion olympique français de biathlon, mais pas Martin Fourcade... Il s'agit de Vincent Defrasne, médaillé d'or à Turin en 2006. Il lance une marque de vêtements sportifs, des vêtements éco-responsables, destinés aux les amoureux de la montagne en général et du ski et des randonnées en particuliers.

Comment limiter l'impact environnemental et avoir tout de même des vêtements techniques performants, et esthétiques ?

Cette équation, Vincent Defrasne est en train de la résoudre en créant une marque qui s'appelle "Ayaq", ça veut dire "neige sur les vêtements", en langue Inuitte. Tout repose sur une éco-conception des vestes, pantalons, bonnets...

Toute la chaîne de production est étudiée : d'abord, trouver les matières sans les faire venir du bout du monde, mais qui permettent d'avoir  les propriétés techniques nécessaires, pour la régulation de la transpiration, le maintien de la température, la protection... La collection utilise par exemple beaucoup de polyester recyclé avec des bouteilles en plastique, transformé en fil et en tissu performant.

Précision importante : le recyclage n'est pas chimique mais mécanique. Il a lieu dans la région de Turin en Italie. Le tissage se fait en France près de Grenoble, la fabrication du vêtement au Portugal. Cela peut paraître être beaucoup de déplacement, mais si on compare avec ce qui se fait dans l'industrie du textile, il s'agit d'un circuit très court. 

Autre exemple : les concepteurs tente de réduire la quantité de colle présente dans les vêtements à plusieurs couches, de façon significative. Et pour le look, des couleurs profondes que l'on peut retrouver en montagne ou dans le cercle polaire, aux différentes saison. 

Les premiers modèles seront commercialisés à partir de novembre.

Au-delà d'une fabrication plus écolo, il y a aussi un engagement de la part de l'entreprise

L'idée est de reverser une partie des profits de la marque pour des actions environnementales, en particulier dans les régions d'Arctique, de prêter de l'argent à des entreprises sociales qui luttent contre le dérèglement climatique, de créer une sorte de fonds de soutien... Vincent Defrasne ne se voyait pas entreprendre sans respecter ces valeurs-là... Son engagement sociétal n'est pas nouveau et ne concerne pas  uniquement l'écologie, avant de se lancer dans son projet, il travaillait notamment pour la fondation SOMFI dédiée à la lutte contre le mal-logement et aux initiatives solidaires. 

Pour lui, il est important d'essayer de rendre positif ce qu'une entreprise peut faire avec ces revenus et ses activités.

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