Direction Alpes, où l'association "Riders for Refugees" vient en aide aux réfugiés. Elle a lancé une grande récolte de vêtements chauds au début du mois d'octobre. Une collecte qui s'achève dans quelques jours.

Une collecte de vêtements chauds a été organisée pour les réfugiés dans les Alpes
Une collecte de vêtements chauds a été organisée pour les réfugiés dans les Alpes © Riders 4 refugiees

Cette association a été créée, il y a 5 ans, par Danny Burrows, le rédacteur en chef anglais d'un magazine de snowboard, après quelques jours passés aux côtés des migrants, dans la jungle de Calais.

Sur place, il est frappé par l'extrême dénuement des migrants, qui arrivent parfois par des températures négatives avec aux pieds de simples tongs.

Il pense aussi à ceux qui prennent tous les risques en montagne, son élément : ces migrants, la plupart du temps très jeunes, prêts traverser les Alpes, pendant des heures, par des nuits glaciales. Sans bonnet. Sans gant. Sans manteaux.

Des chemins enneigés pour quitter l'Italie et rejoindre la France, en  évitant les contrôles policiers et les patrouilles de gendarmerie.

En deux ans, plus de 3 600 migrants venus de Guinée, du Mali, de Côte d'Ivoire, du Sénégal et du Cameroun ont affronté les sommets des Hautes Alpes, pour venir demander l'asile en France...

Un périple, immensément dangereux, mais difficile compte-tenu de la géographie de savoir combien perdent la vie, souvent d'hypothermie. Les corps sont parfois retrouvés, des semaines, des mois après.

Des montagnes transformées en cimetières… C'est le cauchemar de "Riders for refugees" qui a donc décidé d'agir

L'association qui rassemble notamment des skieurs et des snowboardeurs est partie d'un constat : on a tous des vêtements chauds que l'on ne met plus. Un peu abîmés, trop anciens, ou démodés… qui finissent oubliés dans un placard, alors qu'ils seraient bien plus utiles sur les épaules de ceux qui ont froid.

Cette démarche se veut solidaire mais aussi écologique : elle permet de réutiliser des vêtements qui seraient jetés ou détruits.

Exemple aussi avec les industriels de la glisse et des sports en extérieur... Une poignée de marques : Eider, Rossignol, Quechua, Picture s'engage auprès de l'association.

Les industriels du secteur croulent sous les invendus. Ou invendables : des pièces avec des tous petits défauts. Ils vont donner ces stocks, ces fins de séries à l'association.

La récolte de cet automne s'arrête jeudi prochain

Ensuite, les vêtements seront triés, contrôlés, étiquetés par les bénévoles. Et redistribués au refuge de Briançon dès 18 novembre. Le reste partira à Annecy, Grande Synthe, en Italie à Vintimil, et en Grèce à Athènes.

Si vous voulez participer : donner une deuxième vie très utiles à vos habits, il existe trente points de collecte. Dans les Alpes. Mais aussi les Landes. Le Pays Basque. A Lyon. Et Paris.

L'an dernier "Riders for Refugees" a récolté 6 300 articles chauds. Alors pour faire gonfler ce chiffre... à vos placards... prêts, donnez!

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