Toute cette semaine, nous faisons le tour des sportifs et des sportives qui ont marqué l'année. Portrait ce matin d’une icône en Afrique du Sud !

Celui qui a mené les Springboks vers la victoire en coupe du monde de rugby

Siya Kolisi, le capitaine : 1 mètre 88, 105 kilos, un véritable meneur d’hommes qui a permis à tout un peuple d’exulter en novembre dernier. Il faut dire que sur le terrain, les Sud-africains étaient un cran au-dessus.  Et que dire de cette finale contre les Anglais, tombeur déjà de l’Australie et de la  Nouvelle-Zélande. Les Springboks remportent le match 32 à 12 et c’est Siya Kolisi évidemment qui lève le trophée en premier sur le podium des vainqueurs. A ce moment-là précisément, le gaillard de 28 ans entre dans l’histoire, sans même le vouloir. Parce que oui, Siya Kolisi est noir, il est même le premier capitaine noir de l’équipe d’Afrique du Sud en plus de 110 d’histoire.

Tout un symbole dans un pays miné par l’apartheid

Un pays divisé toute la deuxième moitié du XXe siècle, blancs et noirs ne vivent pas ensemble, ne travaillent pas ensemble, ne jouent pas ensemble. Le rugby est pendant très longtemps réservés aux blancs... et l’est encore un peu.

Au sein même de l’équipe nationale actuelle, il y a très peu de noirs : 12 sur 31 joueurs lors de la dernière coupe du monde. Alors quel symbole oui ! La coupe Webb Ellis dans les mains de Siya Kolisi. Un joueur qui, comme toutes les belles histoires, vient de très très loin. 

Port Elizabeth dans le sud du pays, loin du centre-ville, dans un Township, quartier pauvre, c’est là que né Siya Kolisi. A l’automne dernier un journaliste lui a posé la question : "A quoi rêvait il quand il était enfant ?" Sa réponse lapidaire : "Savoir si j’allais pouvoir manger.

Sur les terrains il brille déjà, il obtient une bourse et intègre une école privée. Là, il monte petit à petit et intègre les Springboks en 2012. De la patience, de la détermination, un aura sans faille et le coach sud-africain Johan Erasmus lui confie le brassard de capitaine..

Quelques mois plus tard, nous y voilà enfin, le troisième sacre de l’Afrique du Sud en coupe du monde.

Une victoire pour unir le pays, c’est le souhait de Siya Kolisi. "_Nous pouvons réaliser beaucoup de choses avec le sport_". Ce sont les mots du capitaine. Sa volonté est là, il suffit de le voir en novembre dernier, de retour au pays, perché sur le bus à impérial pour la tournée des champions, le poing levé, il est face à ces habitants des quartiers pauvres. Ces quartiers pauvres sud africains qui l’ont vu naître… Et qui en font une légende aujourd'hui.

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