Stéphanie Frappart a été distinguée par la Fédération Historique des Statistiques du Football. Cette récompense est une consécration !

L'arbitre Stéphanie Frappart
L'arbitre Stéphanie Frappart © AFP / Remy Gabalda

Stéphanie Frappart est une femme de premières, une pionnière. Seule femme en France, arbitre centrale, au plus haut niveau sur les quelques mille femmes en noir. Un soir d’août 2014 à Niort, elle devient la première femme à arbitrer un match de Ligue 2.

En avril dernier, même chose, mais cette fois à l’échelon supérieur, en Ligue 1.

Son ascension ne s’arrête pas là

En juillet, Stéphanie Frappart est de nouveau sous les feux des projecteurs : arbitre de la finale de la Coupe du Monde féminine de football, en France.

Et puis un mois plus tard… la voilà à Istanbul. Pour la finale de la Super Coupe d’Europe entre Liverpool et Chelsea. Du jamais-vu. Une ascension express pour cette francilienne de 35 ans. Son année 2019 a été exceptionnelle.

Cet été, elle apprend qu’elle fera partie du contingent d’arbitres de Ligue 1 pour la saison.  Stéphanie Frappart signe alors un contrat d’arbitre élite. A temps plein. Avec un statut de professionnelle. Cela lui permet de se consacrer à 100% à l’arbitrage. Et de toucher 6 000 euros brut par mois.

Son parcours

Cette ancienne numéro 10 du club du CS Pierrelaye décide de devenir arbitre quand elle est adolescente, à 13 ans à peine.

Cette native d’Herblay-sur-Seine se découvre une passion pour les lois du jeu et se dit qu’il y a peut-être plus d’opportunités d’évoluer au haut niveau. Parce qu’à l’époque le sport féminin est moins développé qu’aujourd’hui.

Discrète, investie, déterminée

Elle devient à 19 ans, alors qu’elle est étudiante en Staps, arbitre en division d’honneur régional, en Ile-de-France. Sans faire de bruit, ni fracas… Mais avec beaucoup de travail.

Diplomate, pédagogue… les qualités d’un bon arbitre

Elle franchit les échelons les uns après les autres et entretient son endurance en courant entre 12 et 14 km trois fois par semaine.

Ces cinq dernières saisons, elle a dirigé près de 90 matchs. Sans que ses prestations ne fassent causer. Et dans le foot, quand on ne parle pas d'un arbitre, c'est qu'il est bon !

Ce serait trop beau si elle n'avait jamais essuyé quelques remarques sexistes. Comme ce joueur qui lui a demandé s'il devait l'appeler "Monsieur" ou "Madame". Elle lui a répondu sans se démonter : "Vous trouvez que j'ai l'air de quoi ?"

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