Sa technique de prédilection : crochet court et tir instantané du pied gauche. Au total, il a inscrit pour l'OM 194 buts, en sept années. C'est un record, mieux que Jean-Pierre Papin. Et n'en déplaise à Zlatan, le meilleur buteur suédois du championnat de France, c'est lui.

Certains le surnommait 10h10 parce qu'il marchait avec les pieds en canard. 

Il est arrivé dans l'hexagone à 22 ans, en décembre 1950. Auparavant, il alternait entre football et hockey-sur-glace à Göteborg mais en amateur et pour gagner sa vie, il travaillait comme plombier à la compagnie des chemins de fer suédois. Sauf que le président de l'OM de l'époque remarque son talent au cours d'un tournoi en Espagne et le recrute. 

Gunnar devient un butteur en série, trente par saison en moyenne, la moitié des buts de l'ensemble de son équipe. Il devient aussi un vrai Marseillais qui prend goût à la pétanque et au pastis. Malheureusement, son penchant pour cet alcool va ternir sa fin de parcours…

« Cette petite boisson distillée par le diable » écrivait-il dans ses lettres à sa mère et sa sœur. Une anecdote célèbre raconte qu'en 1954, il avait, par exemple, fait le pari d'enchaîner dix pastis avant de jouer et de marquer un triplé, pari réussi en moins d'un quart d'heure. 

En 1958, il quitte l'OM, tente de rebondir à Bordeaux ou Aix-en-Provence et raccroche définitivement les crampons au début des années 60. Il devient docker sur le port de Marseille.

Mais progressivement, il tombe dans la misère, il multiplie les petits boulots pour subvenir à ses besoins : agent d'entretien, gardien de nuit. Il est malade, mais il garde contact avec les supporters et quelques journalistes. Il continue à aller voir son équipe de toujours jouer. Il meurt d'une crise cardiaque en octobre 1969 à l'âge de 41 ans.

Il reste de lui quelques images, un souvenir très fort : celui de quelqu'un de particulièrement gentil, de profondément attachant. Désormais, une esplanade devant le stade Vélodrome (côté virage sud) portera donc son nom, Gunnar Andersson.

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