Un match France-Pays de Galles au mondial de rugby a lieu ce matin, pour savoir qui sera désigné comme arbitre principal de la finale de cette coupe du monde samedi matin entre l'Angleterre et l'Afrique du Sud à Yokohama

L'arbitre Jérôme Garcès durant un match de la coupe du monde de rugby 2019 au Japon
L'arbitre Jérôme Garcès durant un match de la coupe du monde de rugby 2019 au Japon © AFP / Gabriel Bouys

Ils étaient quatre arbitres prétendants, ayant officié en phases finales

L'un est Anglais, il est donc automatiquement éliminé car il ne peut pas arbitrer son propre pays, un autre s'est mis en difficulté en posant avec des supporters gallois en train d'imiter le coup de coude de Sébastien Vahaamahina, il en reste donc deux : le français Jérôme Garcès et le gallois Nigel Owens.
 

Le Gallois : un redoutable adversaire

Nigel Owens, pour ainsi dire le meilleur arbitre du monde, avec son charisme, son côté showman qui peut lasser parfois, ses coups de sifflets stridents, ses répliques devenues cultes comme _"_this is not soccer" : ce n'est pas du football. En plus il a l'expérience, c'est lui qui officiait en finale du mondial 2015. "80 .000 spectateurs et des millions de téléspectateurs qui scrutent la moindre de vos décisions, ça vous met une pression folle" avait-il commenté. Une pression qu'il a visiblement appréciée puisqu'il aurait pu réaliser la passe de deux.

Mais Jérôme Garcès lui a barré la route

Plus discret qu'Ewans mais extrêmement convainquant dimanche dernier en arbitrant la demi-finale entre le Pays de Galles et l'Afrique du Sud, le Béarnais travaille en toute confiance avec ses assistants : c'est peut-être aussi un choix stratégique, voire géopolitique, pour arbitrer ce duel hémisphère sud contre hémisphère nord, avec davantage de neutralité. 

Cela fait 32 ans qu'aucun Français n'a pas eu le privilège d'être l'arbitre principal d'un mondial

Lui qui veut mettre un terme à sa carrière ensuite, obtient une magnifique récompense, après avoir déjà dirigé cette saison la finale de la coupe d'Europe, et du top 14. "Un arbitre est un compétiteur" confiait-il au journal L'Equipe il y a quelques jours. Récompense aussi pour tout le corps arbitral de l'hexagone. 

Emmanuel Collet, délégué à l'arbitrage du comité de Bretagne, dans Ouest France : 

Qu’il soit choisi serait une immense fierté pour tous nos arbitres, du niveau régional au Top 14. Cela montrerait que l’arbitrage français dispose d’une vraie formation, d’une base forte qui l’autorise à envoyer un arbitre jusqu’au sommet. Cela vaudrait une belle reconnaissance.

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