Dans L’Obs aujourd’hui et dans l’Equipe hier, des athlètes de haut niveau dénoncent les viols et les agressions qu’elles ont subis de la part de leurs entraîneurs. Et pour certaines, elles témoignent plusieurs dizaines d’années après.

Quand on est adolescente, qu'on vit en quelque sorte dans le culte de la performance, l'entraîneur est quasiment un mentor, on boit ses paroles.

Beaucoup évoquent avant tout ce phénomène d'emprise

La compétitrice passe souvent plus de temps avec son coach qu'avec sa propre famille. Une ancienne joueuse de tennis souhaitant rester anonyme témoignait ainsi : 

Il décidait de tout : de l'entraînement que je devais suivre, des soins que je devais recevoir, des personnes que je devais écouter. Puis mes parents ont dû déménager pour des raisons professionnelles et moi, j'ai emménagé chez lui. Il a alors commencé à régir toute ma vie : qui je pouvais voir, les amis que je pouvais fréquenter... Et il s'est arrangé pour que je sois totalement dépendante de lui. Heureusement, dans mon cas, l'emprise était seulement psychologique.

Ce qui renforce le désarroi de ces jeunes sportives, c'est quand les patrons de fédération ne veulent rien entendre et encore moins réagir. Une forme d'omerta toute puissante des dirigeants qui protègent l'entraîneur disent à la sportive de se taire, le cas du patinage artistique en est le reflet écoutez Marie-Gorge Buffet, l'ancienne ministre des sports sait à quel point il est difficile d'agir.

Extrait sonore

France Inter reçoit à 8h20 l’un de ces championnes qui brisent le silence… la patineuse Sarah Abitbol, ainsi que la ministre des Sports, Roxana Maracineaunu (à 8h35).

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