Une bande dessinée, baptisée "Gino Bartali : un champion parmi les justes", raconte le destin incroyable du champion cycliste italien, qui a permis de sauver 800 juifs pendant la seconde guerre mondiale.

Détail de la couverture de "Gino Bartali, un champion cycliste parmi les Justes", de Julian Vojol et Lorena Canottiere
Détail de la couverture de "Gino Bartali, un champion cycliste parmi les Justes", de Julian Vojol et Lorena Canottiere © Éditions Marabulles

Gino Bartali, c'est l'une des légendes du cyclisme. Un très grand champion, qui a remporté notamment deux fois le Tour de France. Mais avec une particularité. Ses deux victoires, elles sont séparées de 10 ans, l'une de l'autre. 1938, et 1948. De part et d'autre de la seconde guerre mondiale, ce qui est un exploit en soit. Sportif, bien sûr. Mais aussi humain. 

Car celui que l'on a baptisé Gino "le pieux" - très croyant, très pratiquant, même parfois pendant ses courses cyclistes - est aussi un résistant ! 

La guerre va changer sa vie, et son vélo, Gino Bartali, va s'en servir pour sauver des juifs. Il va passer des papiers, des documents, roulés dans le cadre de son vélo ! Il devient le messager de la résistance catholique, à la demande de l'évêque de Florence. 

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Gino Bartali va risquer sa vie, il a même été capturé par des fascistes. 

Mais il va aller plus loin, encore. En cachant une famille juive chez lui, dans son propre grenier. C'est cette histoire, ce destin, que le scénariste Julian Voloj, et l'illustratrice Lorena Canottiere, ont choisi de raconter, et de mettre en image, dans une bande dessinée : Gino Bartali, un champion parmi les justes, qui vient de sortir chez Marabulles. Ils ont tracé, et retracé, le parcours de Gino, de son enfance dans un petit village près de Florence, jusqu'à ses plus grands succès cyclistes. 

Et tout ça est resté secret, pendant des décennies !

C'est incroyable, Mathilde. Gino Bartali n'a jamais rien dit. Rien. Ce pan de son histoire, son héroïsme, il l'a emporté avec lui, dans sa tombe. Sans même en parler à ses propres enfants. Qui ont découvert l'autre visage de leur père, à son décès, en 2000. Par ses actes, Gino Bartali aurait permis de sauver des centaines de juifs, environ 800. 

Tout cela, lui un hommage au mémorial de Yad Vashem, et le statut de juste parmi les nations, en 2013. Il a même été fait citoyen d'honneur de l'Etat d'Israël, en 2018, quand le Tour d'Italie, le Giro, est parti de Jérusalem. "Le bien, on le fait. On ne le dit pas". Ce n'est pas moi qui le dis, c'est Gino Bartali lui-même.