Elle n'est pas la première, mais la fédération irlandaise de football vient d'annoncer qu'elle allait verser les mêmes primes à ses équipes masculine et féminine.

En Irlande, les footballeuses auront les mêmes primes que les garçons
En Irlande, les footballeuses auront les mêmes primes que les garçons © Getty / David Price/Arsenal FC

Cette semaine, la fédération irlandaise annonce que les joueurs ET les joueuses de l'équipe nationale de foot recevront les mêmes primes, accordées lors des rencontres internationales.

Et ce, avec effet immédiat, alors que l'on est en pleine trêve internationale et que l'Irlande affronte chez les filles, la Géorgie, et qu'elle dispute, chez les garçons, les qualifications pour la coupe du monde, qui aura lieu au Qatar l'an prochain. 

Justement, pour rendre cela possible, ce sont les garçons qui ont accepté de diminuer leurs primes de matchs, afin de pouvoir augmenter celle des filles. La capitaine de l'équipe féminine, Katie McCabe, a parlé d'un "grand jour pour le football irlandais". Même son de cloche du côté des hommes, et du défenseur d'Everton, Seamus Coleman, qui se dit "ravi de faire en sorte que nos joueuses internationales soient traitées de manière égale et juste".   

L'Irlande apporte sa pierre à l'édifice

La fédération irlandaise n'est pas la première à décider de mettre en place cette égalité des primes. Elle suit le mouvement. La Norvège, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, mais aussi l'Angleterre et le Brésil, depuis l'an dernier, se sont déjà publiquement engagés à payer joueuses et joueurs de la même façon. Quasi-parité également du côté de l'Afrique du Sud. 

Aux Etats-Unis en revanche, Megan Rapinoe et ses-coéquipières, doubles championnes du monde, en titre, se battent toujours en justice, pour réclamer cette égalité, qui leur est refusée. 

Elles réclament toujours 66 millions de dollars d'arriérés de salaire à leur fédération.  

Et en France, le débat est ouvert, mais rien n'est tranché

Toujours pas d'égalité de primes entre les joueurs et les joueuses des équipes de France. Et face à l'égalitarisme, même certaines joueuses ont choisi le camp des pragmatiques. C'était le cas de l'attaquante des Bleues, Gaetane Thiney, juste avant la coupe du monde, en France, il y a deux ans : 

Thiney «pas du tout sensible» à l'égalité hommes-femmes pour les primes - Foot - Bleues - Vidéo Dailymotion

Après leur élimination en quart de finale, face aux américaines, les françaises avaient touché 40.000 euros. C'était dix fois moins que les garçons l'année d'avant. En 2018, pour la coupe du monde en Russie, les Bleus, sacrés champions, avaient reçu 400.000 euros chacun. 

Une nette différence qui s'explique certes d'un point de vue économique

Mais aussi d'un point de vue historique. Le football féminin a 50 ans de retard, à cause des instances internationales. Qui n'ont reconnu la pratique féminine que dans les années 1970.