La judoka française est assurée de disputer une médaille olympique. Elle combattra en demi finale econtre la Coréenne Yoon. Et l'histoire d'un binôme français de navigation atypique.

Madeleine Malonga
Madeleine Malonga © AFP / Jack GUEZ

C'est la passion, c'est la douceur, dit d'elle son ami et partenaire de club, Margaux Pinot, au micro. 

Une voix douce en effet, posée, qui répond aux interviews avec un grand sourire. Et pourtant, sur le tatami, on l'a vu tout à l'heure plus rien à voir. Mado la guerrière crie, se gifle avant le combat. Elle impose son mètre quatre-vingt deux centimètres, ses mains, agrippent et adorent donner d'un coup de patte retourné l'adversaire à la chaîne. 

Madeleine Malonga rafle tout ou presque depuis trois ans sur les compétitions majeures.

Il lui a fallu attendre pour cela que son aînée, Audrey Tcheuméo, baisse un peu d'intensité après son podium olympique à Londres et à Rio. Mado a alors revêtu le kimono de numéro 1 française de la catégorie. Sans états d'âme, elle était prête. 

Des racines au Congo, une enfance à Chambly, dans l'Oise, la jeune femme de 27 ans a découvert le judo à huit ans en suivant une copine licenciée à l'Étoile sportive du Blanc-Mesnil. Engagée avec le service des douanes, elle a appris le lâcher prise pendant le confinement et à vivre le calendrier des compétitions au jour le jour. 

Mais il y a un rendez-vous qu'elle a coché depuis gamine : cette journée, l'Or olympique. 

Pour cela, Malonga a travaillé le physique qui lui a coûté sa finale aux Mondiaux le mois dernier. Une couronne perdue pour espérer décrocher des lauriers tout à l'heure. Par Stéphanie Morra.

Un duo de navigatrices françaises

Deux navigatrices françaises ont entamé hier leurs épreuves aux J.O. sur un dériveur de 4,60 mètres. Elles s'appellent Camille Lecointre et Louise Retornaz une à 36 ans, l'autre 27. Il y a quinze ans, c'est assez cocasse dans l'histoire de leur duo, Louise Retornaz a été l'élève de Camille Lecointre lors d'un stage de voile en Optimist du côté de la Bretagne. 

Louise Retornaz : "Moi, j'étais en Optimist et donc Camille à la fin de ses études.

Camille Lecointre : 'J"étais étudiante, j'avais fait des piges d'entraîneur dans le club".

Louise Retornaz : "Je naviguais en Optimist. À ce moment -là, on  ne savait pas forcément qu'on allait faire équipage ensemble un jour".

Revoilà la professeur et son élève. Camille et Eloïse se retrouvent douze ans plus tard pour une première navigation ensemble. Cette fois comme coéquipières, en plein mois de janvier, sous la pluie, dans le froid. Mais pas de quoi les rebuter. 

A l'époque, les deux navigatrice ont deux ans pour construire un duo complémentaire efficace en vue des Jeux. Alors, le report des Jeux olympiques a un peu contrarié leurs plans. Mais le tandem français a maintenant des rêves de médailles parce qu'un an de plus à se préparer, ce sont des mois supplémentaires sur l'eau à s'entraîner.

Environ 180 jours de navigation par an. Loin des proches, a dû repousser son projet de maternité prévu après l'été 2020. Des sacrifices qui, cependant, valent la peine sur leur petit bateau de 4 mètres 70 de long, 68 de large et lourd de 118 kilos qu'elles ont baptisé "Patrick", les deux Françaises figurent rapidement parmi les meilleures mondiales.

Elles ont été élues marins de l'année il y a deux ans, une première pour un duo féminin.

Et les résultats suivent. Double championne d'Europe, elles ont l'ambition en effet de ramener le titre olympique. Mais en plus des adversaires, il faut aussi dompter la météo. Parce qu'ici, il fait très chaud sur le plan d'eau de Noshima, au Sud-Ouest de Tokyo. Elles sont contraintes d'emmener avec elles, figurez vous, des poches de glace et de s'habiller en blanc pour supporter la chaleur et l'humidité.