Laurel Hubbard est une haltérophile néo-zélandaise de 43 ans, qui s'apprête à marquer tout simplement l'histoire des Jeux !

L'haltérophile néo-zélandaise, Laurel Hubbard, la toute première athlète ouvertement transgenre aux Jeux olympiques
L'haltérophile néo-zélandaise, Laurel Hubbard, la toute première athlète ouvertement transgenre aux Jeux olympiques © AFP / ADRIAN DENNIS

Si elle devient l'haltérophile la plus âgée présente aux JO, et si toutes les caméras vont se braquer sur cette championne, c'est surtout parce qu'elle va devenir la toute première athlète ouvertement transgenre à disputer une compétition olympique. 

La Néo-Zélandaise est engagée dans la catégorie des plus de 87 kilos chez les femmes. Une première très médiatisée, mais bien malgré elle, très discrète dans les rares interviews qu'elle a accordées, elle n'a cessé de répéter ne surtout pas vouloir devenir un porte étendard des transgenres. 

Moi, je veux juste faire ce pourquoi je suis là et être moi-même, c'est tout

Quant aux interrogations que posent ses avantages physiques supposés de son passé d'homme, elle et son entourage répondent qu'elle a passé avec succès tous les tests de testostérone, notamment imposés non seulement par la Fédération néo zélandaise, mais aussi par le Comité international olympique. Quant à l'haltérophilie, elle pratiquait déjà ce sport très masculin, explique-t-elle "pour tenter de devenir pareil, de devenir un vrai homme, entre guillemets", comme elle dit, en s'apercevant que cela ne fonctionnait pas. C'est là, il y a plus de dix ans, qu'elle a commencé sa transformation. 

Sélectionnée début juillet pour les Jeux seulement, elle espère décrocher une médaille, entourée de sa fédération pour faire face à toutes les critiques qui pourraient pleuvoir.