Ils sont cinq, originaires d'Afghanistan, d'Ukraine, ou du Mali. Ils ont entre 23 et 28 ans, et vivent à présent dans la région d'Annecy. Et ils s'entraînent de manière intensive depuis des mois avec les bénévoles de l'association Yambi : ils vont tenter l'ascension du plus haut sommet d'Europe.

Cordée dans le Mont-Blanc
Cordée dans le Mont-Blanc © AFP / Philippe Roy / Aurimages

Ils vont tenter l'ascension du plus haut sommet d'Europe. Clélia Samba, la fondatrice de l'association Yambi, voit un parallélisme entre gravir un sommet tel que le Mont-Blanc et les difficulté pour s'intégrer dans une nouvelle société : "On va être encordés ensemble avec un guide, un "local" et un réfugié. La cordée, c'est comme l'intégration, cela ne fonctionne que si on marche à l'unisson. Et si l'un des trois a le mal d'altitude ou s'il est trop fatigué et qu'il doit faire demi-tour, les trois font demi-tour. 

Ce n'est pas possible de couper la cordée pour des raisons de sécurité. L'intégration, c'est pareil".

L'association Yambi 

Elle existe depuis l'été dernier et propose à des réfugiés le plus souvent dans le processus de demande d'asile des sorties en montagne, pour qu'ils puissent s'évader, briser leur isolement, pratiquer la langue française , rencontrer ceux qu'on appelle des locaux

Selon des statistiques, seuls 12% des demandeurs d'asile ont un contact avec un citoyen français. Ces randonnées en montagne font le plein ; elles sont de plus en plus populaires. 

Le défi du Mont-Blanc, un véritable moteur

"Pour eux, ça leur a redonné une fierté" estime Clélia Samba, "parce que vous vous doutez bien que quand on est dans un état d'attente où on a le droit de ne rien faire, on n'a souvent plus beaucoup de fierté. Cela leur a vraiment redonné un objectif depuis qu'on a commencé les entraînement". 

Cinq de ces réfugiés sont donc sur le point d'accomplir un exploit : départ de l'expédition vendredi, avec eux les bénévoles de Yambi et bien sûr des guides de haute montagne.

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