Acteur immense, Jean-Paul Belmondo est décédé hier à l'âge de 88 ans. Passionné de sport, et particulièrement de boxe, qu'il avait pratiqué dans sa jeunesse.

Jean-Paul Belmondo en 1963
Jean-Paul Belmondo en 1963 © Getty / Mondadori

Comment ne pas vous parler de Bebel, ce matin, Mathilde. Jean-Paul Belmondo, c’était la boxe, évidemment. Les deux boules de cuir, chères à Nougaro. Bebel, c’était le plus fidèle abonné des salles de boxe. 

Aller voir un combat, c’était aussi apercevoir Belmondo, là au premier rang

Avec son ami fidèle, Charles Gérard. C’était un peu les soirées de l’ambassadeur, quoi. Et ça même jusqu’à très récemment, aux combats de Tony Yoka, qui lui a rendu hommage hier. "Il comprenait la boxe au fond de ses tripes", dit Yoka. 

Bebel, c’était un amateur éclairé. Très éclairé. Pratiquant lui-même. La boxe, c’était sa vie, ça aurait pu être son métier. Être Marcel Cerdan, son idole. Être Jean-Claude Bouttier, et combattre Carlos Monzon. Il en rêvait. Neuf combats, sept victoires, un nul, une défaite. 

Le palmarès s’arrête là, rattrapé par le cinéma. Avec le succès qu’on lui connaît. 

Et même au cinéma, la boxe était un fil rouge

C’était SON sport, il a tellement donné à la boxe, et la boxe lui a rendu. Il en parlait dans un reportage, en 1961 :

«Ça m'a appris la hargne» : en 1961, Belmondo racontait sa passion pour la boxe - YouTube : 

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La boxe, mais pas que. Belmondo, c’était un mordu de tous les sports  

Jean-Paul Belmondo, c’était déjà un fan de foot. Il adorait y jouer, particulièrement au poste de gardien de but. Ses idoles s’appelaient Georges Carnus, David Seaman ou Fabien Barthez. Il était là, Bebel, parmi les pionniers qui en 1970 ont fondé rien de moins que le Paris Saint Germain. Il en a été l’un des vice-présidents. 

Belmondo, c’est aussi un fan de tennis. Il avait sa loge à Roland Garros. Les années 80, 90, il était là, tout le temps, toute la journée, tous les jours. Il allait discuter avec Leconte, Noah, Bjorn Borg ou Mc Enroe qu’il adorait par dessus tout. 

Et puis Bebel, le populaire, il ne pouvait qu’aimer le vélo. Le Tour de France, qu’il suivait de près. Parfois au plus près, même, en voiture, en course, aux côtés de Bernard Hinault. 

Bref, comme il le résumait lui même il y a quelques années dans les colonnes de l’Equipe, son journal, sa Bible : "Il y a des sports que je n’ai jamais pratiqués, mais il n’y en a aucun que je n’aime pas."

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