Victor Wembanyama vient de terminer la coupe du monde avec l’équipe des U19. Le jeune basketteur français ne cesse d’impressionner par son niveau de jeu, jusqu’aux radars de la célèbre Ligue américaine de basket, la NBA.

Victor Wembanyama en mai 2021
Victor Wembanyama en mai 2021 © Maxppp / Ketty BEYONDAS

C’est lui qui est élu meilleur joueur de la finale et c’est encore lui dont le nom s’affiche dans l’équipe idéale de la compétition. Rien d’étonnant si l’on sait que cette saison c’est le meilleur jeune de la Jeep élite, le championnat de France de basket. Tout ça, avec un sourire ancré sur le visage lors de chacun de ses matches.

Victor Wembanyama : « D’une certaine façon je n’ai jamais vraiment commencer le basket. J’ai toujours été plongé dedans dès mon plus jeune âge, avec ma mère qui était coach et une famille de sportifs en général. J’ai toujours eu un ballon entre les mains. Le fait que j’aime le basket c’est surtout quelque chose d’intérieur et d’instinctif. J’ai l’impression d’être souriant quand je suis que le terrain ; je pense que je transforme ma rage et mon envie de gagner en bonheur et en succès. »

On soupçonne Dame nature d’avoir donné un petit coup de pouce. Victor mesure 2m19, à tous juste 17 ans. Pour vous donner un ordre d’idée le panier est à 3m05, autrement dit quand il nous faut sautez et nous étirer de tout notre long pour effleurer le filet du bout du doigt, lui touche l’anneau en se mettant aisément sur la pointe des pieds.

Alors oui au basket, la taille est un avantage sans pareille

Mais il n’y a pas que ça chez Victor, loin de là. Il est capable d’évoluer à plusieurs poste, il est rapide et très agile pour son gabarit. Et en plus de la technique, Victor a le sens du jeu, il sent les espaces, plonge dans les trous et millimètre les passes. Un niveau qui lui vaut de griller quelques étapes.

Victor Wembanyama : « J’ai été en catégorie mini-poussin mais surclassé en poussin. Puis quand j’étais poussin 2e année j’ai été  surclassé en benjamin. Ensuite j’ai aussi été surclassé l’année d’après ». Sans cesse surclassé, il finit par intégrer le centre de formation de Nanterre avec un an d’avance.

La NBA pour 2023

Et il y en a qui l’ont bien compris. Le club de l’Asvel Villeurbanne, l’un des meilleur du pays, récemment couronné champion France, vient de le recruter. Le président Tony Parker ne cache pas son ambition « Victor est un joueur unique dans le monde. C’est le plus gros potentiel du basket français de ces 20 dernières années.» Rien que ça.

La NBA, la ligue de basket des Etats unis, l’a également dans le viseur. Victor pourrait bien être drafté, c’est-à-dire recruté en 2023. Un rêve pour le gamin de Chesnay, dans les Yvelines.

Victor Wembanyama : « Se faire drafter et jouer en NBA bien sûr que c’est un rêve, mais avant tout un objectif. Pas seulement de jouer un NBA mais aussi d’y être un joueur dominant et être capable d’emmener une équipe jusqu’à un titre. Il y a évidemment encore énormément d’étapes à franchir, de paliers, entre le Victor que je suis aujourd’hui et celui que j’espère devenir. »

Victor est en avance sur les parquets donc, mais aussi sur les bancs de l’école. à 17 ans, il vient d’obtenir son bac, avec mention s’il vous plaît. En dehors du terrain il dessine, ses croquis sont à son image : précis et perfectionnés. Victor se dit très sociable, il aime sortir avec sa famille et ses amis. On ne peut que le comprendre, puisqu’après tout on n’est pas sérieux quand on a 17 ans.

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