Archi favorite, la gymnaste américaine a craqué lors de la finale du concours général par équipe. Et personne n'est capable de dire si elle poursuit son parcours olympique.

La star de la gymnastique américaine a abandonné.
La star de la gymnastique américaine a abandonné. © AFP / Lionel BONAVENTURE

Son prochain rendez vous a lieu demain avec le concours général. 

Mais après ce qu'elle a dit pour expliquer son abandon, "des démons dans ma tête", on peut légitimement s'inquiéter pour la suite. Il lui reste encore cinq finales. "Je vais prendre les jours les uns après les autres", a aussi dit Simone Biles, hier.

À 24 ans, elle n'y arrive plus mentalement 

Entre la pression médiatique et les traumatismes : elle a été agressée sexuellement par Larry Nassar, le médecin de l'équipe nationale, la pression olympique... la gymnastique est épuisée.

Carole-Anne Léduit, la gymnaste française, sixième hier avec son équipe, espère revoir l'Américaine dans la compétition : "C'est une fille super. Je suis triste pour elle : elle avait posté sur Instagram une photo, où elle disait qu'elle ressentait beaucoup de pression. A un moment donné, on a tous des émotions, on n'est pas infaillibles, mais il ne faut pas se mettre de pression. Les Jeux olympiques, c'est quelque chose que l'on fait pour soi, c'est pas pour les personnes qui nous entourent."

C'est la grande incertitude pour demain. Des examens seront réalisés pour déterminer si la gymnaste peut recevoir le feu vert médical pour la compétition à venir. C'est ce qu'indique de son côté la Fédération Fédération américaine de gymnastique. 

L'histoire de Masomah Ali Zada

Il y ce sourire dont on n'est pas près d'oublier une fois la ligne d'arrivée franchie pour Masomah Ali Zada. Un sourire, non pas pour le chronomètre réalisé à plus de 13 minutes de la championne olympique, mais pour tout ce qu'il symbolise : la liberté de faire du sport, la liberté pour une femme de pouvoir faire du vélo. Elle qui a dû fuir son pays, l'Afghanistan, il y a trois ans. Frappée, lapidée, menacée de mariage forcé parce qu'elle pratiquait le cyclisme. 

Alors, participer aux Jeux est la réponse qu'elle leur envoie.

Masomah Ali Zada : "C'est un souvenir inoubliable. Je suis la première femme de l'Afghanistan a participer aux Jeux olympiques, et la première réfugiée en France. Moi, je suis déjà gagnante contre les gens qui pensent que la femme n'a pas droit de faire de vélo. Je leur ai donné une réponse très, très fort.'

Masomah Ali Zada s'est vraiment battue pour faire partie des 29 athlètes sélectionnés dans l'équipe des réfugiés créée par le Comité international olympique. Aujourd'hui étudiante à Villeneuve-d'Ascq, dans le génie civil dans le Nord de la France, celle qui avait été baptisée "la petite reine de Kaboul" il y a quelques années dans un documentaire diffusé sur Arte, se sent investie d'une mission. Et rien ne l'arrêtera, dit-elle. Pas même les menaces.

La suite est à écouter.

Les invités
L'équipe