Cette année le Festival du film de Locarno célèbre l’Afrique (francophone et subsaharienne) et fête le dixième anniversaire de la section Open Doors, qui depuis le début de son existence a permis à plus de 40 films de voir le jour.

65 ème édition du Festival du film de Locarno
65 ème édition du Festival du film de Locarno © Radio France

Cinéaste tchadien, Mahamat-Saleh Haroun est né à Abéché en 1961. Après avoir suivi les cours du Conservatoire libre du cinéma français, il se lance finalement dans le journalisme. En 1994, il réalise son premier court métrage, très remarqué : Maral Tanié , sur le drame des mariages arrangés. Cinq ans plus tard, son premier long, Bye bye Africa, une œuvre à mi-chemin entre la fiction et le documentaire, évoquant sous forme d’une chronique la disparition du cinéma dans son pays, remporte deux prix à la Mostra de Venise. Mahamat-Saleh Haroun avait déjà connu les honneurs de Cannes en 2002 pour Abouna , présenté à la Quinzaine des réalisateurs. En 2010, il remporte le prix du jury avec Un homme qui crie (un titre tiré d'un vers d'Aimé Césaire : « Un homme qui crie n’est pas un ours qui danse. » ), un film qui tourne autour des deux thèmes essentiels du travail de Mahamat-Saleh Haroun : les traumatismes de ceux qui subissent la guerre et les pères défaillants. Un véritable évènement après treize ans d’absence de cinéastes africains dans la compétition cannoise.

Cette année à Locarno il est nommé président du Jury de la section Cinéastes du présent.

Né en 1951 à Bobo-Dioulasso (Burkina Faso), Gaston Kaboré obtient une maîtrise d'histoire à La Sorbonne avant d'étudier à l'Ecole Supérieure d'Etudes Cinématographiques (ESEC). C'est à la vision de Xala (1975), du réalisateur sénégalais Ousmane Sembene, qu'il envisage pour la première fois le cinéma comme un moyen d'explorer et de faire découvrir la culture africaine. Il réalise son premier long-métrage au Burkina-Faso : Wênd Kûuni , (Le don de Dieu en 1982), récompensé par le César du film francophone ce qui lui vaut une reconnaissance internationale. Ce premier long métrage sera suivi de Zan Boko (1988), de Rabi (1992) qui remporteront également de très nombreux prix, et de Buud Yam (1997), Etalon d' Or du FESPACO 97. Scénariste, réalisateur et producteur, Gaston Kaboré a par ailleurs réalisé plusieurs documentaires ainsi qu'un chapitre de Lumière et compagnie (1995), film choral pour les cent ans du cinématographe. Gaston Kaboré n'a cessé de promouvoir le cinéma africain, notamment en dirigeant le Centre National du Cinéma du Burkina (1977-1988) mais aussi en tant que secrétaire général de la FEPACI (Fédération Panafricaine des Cinéastes) entre 1985-1997. Il a fondé en 2003 l'Institut de Formation en Audiovisuel Imagine basé à Ouagadougou.

Il a été membre du jury à la Mostra de Venise en 1994, au Festival de Cannes en 1995 et à la Berlinale en 2009.

Mati Diop est la fille du musicien Wasis Diop et la nièce du cinéaste sénégalais Djibril Diop Mambety. Elle intègre le Pavillon, laboratoire de recherche artistique du Palais de Tokyo en 2006, puis le Studio national des arts contemporains du Fresnoy en 2007. Elle s'occupe de conceptions sonores et vidéos pour le théâtre et continue à réaliser des films. Elle est lauréate de la section Open Doors du Festival de Locarno.

Noémie Lvovsky fait ses études à la Fémis dont elle sort diplômée en 1986, en compagnie notamment d'Arnaud Desplechin avec qui elle collabore par la suite. Ses deux premiers films mettent en scène Emmanuelle Devos, alors débutante. Son dernier film, Camille redouble , a été selectionné dans la Quinzaine des réalisateurs au Festival de Cannes 2012.

Cet été au Festival de Locarno, elle fait partie du jury de la compétition Internationale.

Les liens

Festival du Film de Locarno

Les références
L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.