Habiter sur des îles artificielles conçues pour l’homme, le projet est à l’étude en Polynésie française.

Et si demain on habitait sur une île ?
Et si demain on habitait sur une île ? © Getty / DEA / W. BUSS

L’idée ce serait de créer une Arche de Noé, avant la fonte des glaciers, pour recueillir cette humanité qui va payer pour le réchauffement climatique.

Qui seront les premières englouties par l’Océan Pacifique ? Ces îles situées entre le Mexique et la Nouvelle Zealande, les îles Kiribati et la plupart des archipels situées autour de Papeete.

Mais c’était sans compter la main tendue par leur sauveur américain: la Seasteading Institut.

Forte de ses 1000 donateurs et de ses 2 millions 500 mille dollars récoltés pour le projet a déjà un plan pour les tirer d’affaire et au passage faire de juteuses affaires. Onze plateformes étanches posées sur la mer, où pourraient habiter 250 personnes.

C’est donc pour ce projet pilote que la Polynésie Française a signé, au stade d’une étude de faisabilité.

Qui est derrière ce projet d’ile artificielle en Polynésie Française? Vous trouvez notamment Peter Thiel, un milliardaire qui a très fortement soutenu Donald Trump dans sa campagne électorale. Trump dont on ne répètera pas ici les engagements pour l’environnement. C’est là qu’on en vient aux affaires.

Pour acquérir un logement sur une de ces îles flottantes, il vous en compterait le même prix au mètre carré qu’à Londres ou à New-York vous prévient le site. Cher, peut-être, mais ce sera écolo vous promet Seasteading. Pour l’énergie, c’est promis, il y aura des panneaux solaires, des éoliennes, de l’aquaculture…

Tout ça financé par le gouvernement de la Polynésie Française. Car en échange de l’énergie, les Américains garantiront une population vivante et qui consomme.

Si demain ces archipels veulent se sauver des eaux, il vaut mieux qu’elles y regardent à trois fois avant de signer le contrat.

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