La start-up américaine de messagerie Slack vient de dévoiler sa version pour les entreprises : une évolution technologique qui pourrait pousser l’e-mail vers la sortie.

Capture écran de la page d'accueil de Slack
Capture écran de la page d'accueil de Slack © slack

Et si demain vous slackiez? Slack avec les collègues, avec votre réseau professionnel, avec ceux qui partagent vos centres d’intérêts, avec votre noyau dur, le cercle fermé de ceux qui ont droit à vos secrets.

Alors c’est quoi la différence entre un mail et un Slack ? C'est un fil comme Twitter, sur votre écran d’ordinateur ou sur votre smartphone, avec un déroulé d’actualité en couleur.

Les messages s’affichent en fonction de leur pertinence, selon vos centres d’intérêt, avec des hashtags suivant vos priorités.

Vous pouvez même vous faire des salles de slack privatives où vous échangez photos et vidéos.

Cela peut paraître superficiel ou vain au premier abord, mais sachez que le concept vaut aujourd’hui 3,8 milliards de dollars. A travers le monde mais surtout aux Etats-Unis, vous avez presque 3 millions de personnes qui slackent déjà. 800 000 firmes l’ont déjà adopté et pas des moindres: la NASA, AirBnB, le réseau professionnel Linkedin et même le Wall Street Journal.

De quoi donner un coup de vieux à l’e-mail. A 45 ans, il en prend plein la tête. Accusé de stresser les salariés, de les rendre improductifs, décrié pour sa toxicité à l’heure où 2/3 des messages reçus sont des spams... 2016 a été l'année record du mail poubelle. Une vraie pollution, à la fois pour l’environnement et pour nos cerveaux.

Alors Slack va-t-il tuer l’e-mail ? Pas sûr. D’abord parce qu’il a d’autres jeunes concurrents à affronter avant d’abattre le vieux: Microsoft Teams qui a déjà 30 000 utilisateurs et ne compte pas rester les bras ballants et Facebook très affûté qui cherche lui aussi à s’immiscer dans l’entreprise. Et puis il y a EverContact qui les organise pour vous différemment, donc il y a beaucoup de choses qui bougent.

Mais oui c’est sûr, après avoir vu Slack. ça donne leur toute première ridule à L’Outlook de Microsoft, au Lotus d’IBM et au Gmail de Google.

Mais il ne faut pas les sous-estimer non plus. Du haut de ses 13 ans, Gmail aborde tout juste le tournant de l’adolescence. Si demain, Slack lui fait de l’ombre, la messagerie pourrait bien s’en inspirer pour se moderniser vitesse grand V.

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