Une start up américaine vous propose de vous conserver, sous forme numérique, après votre mort.

Capture écran du site eterni.me
Capture écran du site eterni.me © Eternime

Et si demain, l’éternité vous appartenait? Et si demain vous restiez l’homme ou la femme que vous avez toujours été? Mais encore mieux, vous seriez joignable 24h sur 24 par vos proches?

C’est ce que vous propose la start up américaine, basée dans la Sillicon Valley, Eterni.me. Une immortalité sur abonnement. De votre vivant, Eterni.me va vous demander de livrer tous vos souvenirs, les meilleurs, les pires. Vos impressions, vos réflexions, vos émotions, vos jeux d’enfants, votre spleen d’adolescent, vos premiers émois, la première fois, vos amours et puis aussi vos emmerdes.

De toute cette matière, elle va créer un avatar, un avatar numérique à qui elle va donner votre visage. Puis pour un peu que vos descendants paient les mensualités avec régularité, ils pourront dialoguer avec vous via chatbot, ce tchat sous forme de SMS via ordinateur ou portable.

En fait vos pseudo- réponses seront fabriquées par le logiciel d’Eterni.me mais elles auront tellement de vous que ce sera tout comme.

Allez jeter un coup d’oeil au site, parce que c’est un exercice de style de vendre l’immortalité.

Sur la page d'accueil : de belles photos de famille, entre amis, à tous les âges, et le texte suivant :

Nous mourrons tous un jour. Et tôt ou tard, nous serons tous oubliés. Mais si un avatar digital prenait le relais, vous pourriez conserver la mémoire de vos parents et vous serez toujours là pour vos enfants

Et le site va même jusqu’à se présenter comme une bibliothèque, faite non de livres mais de personnalités : un trésor pour l’humanité qui revendique aujourd’hui 34 114 abonnés.

Et Eterni.me n’est pas seule sur ce marché : il y a quelques temps je vous avais parlé de Humai. Ils’agissait là d’aller un peu plus loin encore, en transplantant votre cerveau sur un corps robotique. Mais que ce soit dans ce cas ce figure ou dans celui d’Eterni.me, les détracteurs opposent le même argument : comment faire son deuil dans de telles conditions ?

Mais parler à de vrais-faux fantômes est-ce plus absurde que de s’adresser à une pierre tombale, ou à une urne funéraire posée sur la cheminée le jour de la fête des morts? Voilà ce que répondent les défenseurs de ces projets. Bref vous voyez, l’éternité n’a pas fini de faire débattre, et elle est à vendre.

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