Voici peut-être une solution pour décongestionner les grandes villes, des véhicules volants électriques.

Projet de Quai avec des Seabubble
Projet de Quai avec des Seabubble © Seabubble

Plusieurs entreprises à travers le monde ont déjà mis au point des prototypes. Et parmi elles,une française qui proposent des Sea bubbles

Et si demain, vous circuliez en bateau volant ?

Vous survoleriez la Seine dans une sorte d’oeuf à 5 places avec chauffeur. En dessous de la coque : vous avez deux sortes de lames, comme des lames de ski, et deux petits moteurs électriques qui servent à vous propulser.

Pour le carburant, c’est électrique. En 3 minutes vous vous rechargez pour la journée sur un des pontons du fleuve, mais sans le câble contraignant de l’Autolib. Tout ça grâce à des batteries comme celles que fabrique Tesla.

Et bien c’est un Français, Alain Thébault qui est derrière cette bulle volante, en association avec un suédois Anders Bringdal, un champion de windsurf.

Alors pour l’instant leur maquette de 2 kilos testée dans le plus grand secret aurait fait ses preuves. Et dans quelques semaines 10 vrais prototypes d’une tonne vont être testés grandeur nature à Paris sur la Seine. Une solution parfaitement écolo pour lutter contre les pics de pollution.

0 vague. 0 bruit. 0 gaz d’échappement nous promet-on. Mais là encore c’est la parole de celui qui fabrique. Alors si ça marche - enfin si ça vole - et bien les 10 premiers bateaux volants, les 10 premiers « seabubbles » seront fabriqués dans une usine quelque part en France. Là encore, je ne peux pas vous dire où. Secret défense.

On comprend la technique est un préalable essentiel…. Si c’est viable quelles sont les perspectives ?

Elles sont d’abord et avant tout américaines ces perspectives. Après demain, jeudi justement Alain Thébault sera à San Francisco avec un des GAFA (Google Amazon Facebook ou Apple) là encore pas le droit de le savoir rien n’est signé… L’un de ces 4 donc qui serait déjà partant pour lui commander de 600 à 800 bulles.

L’idée de la firme c’est de faire embarquer leurs salariés d’un côté à Baybridge, pour les déposer à Palo Alto juste en face…Au lieu de faire tout le tour de la baie en voiture, sur la fameuse 101 toujours embouteillée.

Toujours aux Etats-Unis, la ville de New York aussi a fait savoir qu’elle est intéressée.

En Europe, il y a Londres et puis la Suisse. Pourquoi pas une liaison Lausanne-Genève, plutôt que la route souvent enneigée…Donc voilà en ce moment vous l’aurez compris ça pétille à Seabublle une vraie ébullition d’enthousiasme.

D’autant plus que la MAIF, l’assureur vient d’investir chez eux. 3 millions d’euros de levée de fonds. En plus d’un investisseur américain dont je n’ai pas eu le nom…

Et le modèle économique c’est quoi ?

En gros il y a 3 plans possibles, ou 3 plans qui peuvent coexister entre eux:

1. Des grosses entreprises qui achètent des bulles pour leurs salariés… A 70 000 euros le véhicule il est assez probable que ça commence ainsi.

2. On pourrait s’en servir comme d’un Uber pour traverser le fleuve…en sachant que Seabublle a décliné l’offre d’Uber tout récemment…mais que les bulles pourraient vite devenir sans chauffeur

3. Un système de Passnavigo pour que le plus que le plus grand nombre puissent y accéder…

Évidemment la préférence du fondateur serait que l’aventure commence en France. D’ailleurs il commence déjà à râler sur la législation Thébault…

Parce qu’on ne va pas assez vite: les bulles parisiennes seraient limitées à 25 kilomètres quand les américaines seraient limitée à 50.

Mais bon. Le préalable c’est de sortir du secret et de les voir voler…

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