Google est depuis quelques semaines sous le feu des critiques. Bing, Qwant, Lilo... Plusieurs moteurs de recherche se posent en alternative.

Et si vous changiez de moteur de recherche
Et si vous changiez de moteur de recherche © Getty / erhui1979

Et si demain vous vous en passiez de Google ? Car oui vous avez le choix. Il y a Bing de Microsoft. Et vous avez même des moteurs de recherche français qui payent leurs impôts en France, comme Qwant dont on a déjà parlé ici. Aujourd’hui je vais vous parler de Lilo.

Lilo comme Qwant vous promet que vos recherches resteront confidentielles. Mais surtout il vous propose une logique tout à fait novatrice.

Vos recherches valent de l’or

Savez vous qu’un mot tapé dans la barre de recherche génère un centime d’euro ? Car la réponse apportée s’accompagne d’une bannière publicitaire. Même pas besoin de cliquer dessus, pour l’ouvrir. Ce centime, les publicitaires le versent au moteur de recherche dès que la page est vue.

En moyenne, un utilisateur génère donc entre 30 et 55 euros de richesse par an.

C’est ce qui au passage a permis à Google de générer 90 milliards de chiffre d’affaires en 2016. Chez Lilo, votre recherche va servir à financer des projets utiles pour l’environnement. Pour l’essor de nouvelles idées ou tout simplement pour s’entraider. Le contrat est le suivant: 50% de son chiffre d’affaires est reversé à des organisations éthiques.

Quand vous tapez un mot dans la barre de recherche, vous générez une « goutte d’eau » symbole de richesse. Et cette goutte vous allez l’affecter à l’association de votre choix.

Voilà ce qu'ils ont financé

  • Un mouvement écolo, Colibris, qui lance les Oasis, pour relier les gens entre eux : Lilo leur a versé 19 000 euros cette année.
  • L’association Petits Princes qui réalise les rêves des enfants malades : 4700 euros.
  • Le magazine Kaizen qui vous informe sur tout ce qui est bon pour la santé a reçu, lui 2200 euros…

Au total, 220 000 euros ont déjà été versés à une cinquantaine d'associations.

Et justement puisqu’on parle de magazine. Pourquoi pas, disent les deux ingénieurs l’origine du site, Clément Le Bras et Marc Haussaire, utiliser cette méthode financer la presse de demain ?

Ils ont aussi une autre ambition : créer une adresse de courriel en "@lilo.com".

Lilo : vraiment indépendant de Google ?

C’est là peut-être la limite du système. En vérité, Lilo a un partenariat avec Google, avec Yahoo et avec Bing, le moteur de recherche de Microsoft.

Quand vous faites une recherche, ce sont leurs algorithmes que Lilo va interroger. Parce qu’ils restent les plus fiables. Mais vous vous êtes libres de désactiver.

Si demain, les Français s’affranchissaient de Google, ils seraient les cinquième à le faire au monde après les Russes, les Chinois, les Coréens et les Tchèques.

L'équipe
Suivre l'émission
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.