Alors que les cas de grippe aviaire ne cessent d’augmenter et que des abattages massifs sont prévus aujourd’hui…

Le confinement des volailles
Le confinement des volailles © AFP / Sam Panthaky

Une start up française propose une innovation pour accompagner le confinement des bêtes…

Et si demain, les volailles n’avaient plus faire à l’homme ?

Et si demain, c’était un petit cube de 60 centimètres de haut par 60 centimètres de large qui s’occupait de retourner leur litière, de les surveiller et de diffuser un brouillard sec qui aseptise l’air ? Des particules qui s’infiltrent partout et qui pourrait dans certaines configurations, éviter le recours aux antibiotiques.

Le petit cube rouge en question a déjà un nom: il s’appelle OCTOPUS et il existe en 4 exemplaires, 4 prototypes dans une start up de Cholet.

Et malgré la modestie de la taille de l’entreprise pour l’instant, elle intéresse beaucoup le monde de l’élevage Des Américains, des Brésiliens, des Canadiens, des Néerlandais qui seraient impatients de pouvoir s’équiper…

Ça veut dire que l’homme n’interviendrait plus dans les élevages ?

Ça veut dire d’abord qu’il peut s’éviter des tâches les plus rebutantes… La pire sans doute c’est le ramassage des cadavres… Pour ça vous avez une autre déclinaison du robot: une sorte d’Octopus croque-mort si vous voulez.

En ce qui concerne les bêtes, l’argument d’un de ses représentants, Claude-Olivier Oudin, c’est que l’homme serait pour elles un facteur de stress…

Les hommes passent les voir quand ils peuvent, alors qu’un robot, lui, il fait sa ronde à heure fixe. Soit le poulet s’en fiche, soit il est stimulé par la machine qui susciterait sa curiosité. Maintenant en ce qui concerne la diffusion des produits ça peut vouloir dire le pire comme le meilleur.

Pour l’homme ça veut dire qu’il peut vaporiser des antibiotiques sans avoir à y toucher…Et pour les cultures - parce qu’il existe un robot adapté à l’agriculture en serre - ça veut dire diffusion de pesticides là encore sans prendre de risques.

Alors évidemment chez Octopus on fait part de préoccupations écolo.

On a testé la diffusion d’huiles essentielles pour les animaux, le tea tree par exemple qui aurait fait ses preuves. Pour désherber, on cherche des alternatives au Roundup de Monsanto… Mais si la firme pourra suggérer des alternatives elle ne pourra pas les superviser.

Mais bien sûr avant cette étape il y en a une autre essentielle : la fabrication et l’industrialisation. Pour ça Octopus a lancé une levée de fonds de 500 000 euros sur Smart Angels. Ensuite l’idée c’est d’investir dans des imprimantes 3D pour pouvoir fabriquer et les vendre 30 000 euros l’exemplaire. Et tout ça du centre-ville de Cholet.

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