De l'échec en matière commerciale : c'est un dossier à retrouver dans le magazine Socialter.

Faire faillite n'est plus un obstacle pour rebondir
Faire faillite n'est plus un obstacle pour rebondir © Getty / hl-studios hl-studios

Et si demain, faire faillite devenait un tremplin?

En France vous avez chaque année, 60 000 entrepreneurs qui mettent la clé sous la porte.

Et dans le sillage de cet échec, c'est 300 000 emplois qui disparaissent. 60 000 patrons qui vivent généralement cet épisode comme un cauchemar émaillé par les collaborateurs qu’il faut licencier et les soucis d’argent.

Bref c’est le syndrome des trois D : Dépression, Dette et parfois en prime le cadeau bonus : le Divorce.

Cette formule des 3D, d’ailleurs elle appartient à un homme qui est passé par là: Philippe Rambaud, un ex directeur marketing chez Danone.

A 49 ans, il quitte le groupe, et décide de voler de ses propres ailes. Il crée sa propre entreprises de marketing, embauche 21 salariés, travaille à l’international, ouvre sur 17 pays en 8 ans d’activité. Et patatras: la faillite en 2007.

Victime de la crise, mais aussi, admet-il aujourd’hui, de mauvais calculs stratégiques.

De cette expérience, il a tiré un enseignement: qu’il n’était pas tout seul.

Que comme lui des dizaines de milliers de dirigeants, honteux, passaient par les mêmes phases :

D’abord celle du déni, puis celle de l’archi-culpabilité et l’ulta-solitude des parias.

Car la faillite, en France, on n’en parle pas. Il a donc monté une association pour aider ses congénères.

Une association devenue fédération qui s'appelle 60 000 rebonds.

Dans une vingtaine de villes françaises 350 bénévoles proposent donctrois mois de coaching gratuit pour analyser l’échec avec bilan financier et suivi psychologique.

Après ces trois mois, on vous attribue un parrain qui a connu la même chute et qui vous accompagne.

Objectif : mettre en place le plan B, une nouvelle entreprise.

Ainsi, vous avez, chaque année, 130 patrons qui remettent le pied à l’étrier.

"Echouer. Echouer encore. Echouer mieux", disait Samuel Beckett. Résumé par Philippe Rambaud, ça donne: « C’est parce que je me plante, que je pousse ».

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