Un groupe de chercheurs a été missionné par le Ministère de l’Economie et de la Recherche pour anticiper la robotisation de l’économie.

Etudier les conséquences économiques de la robotisation de la société
Etudier les conséquences économiques de la robotisation de la société © AFP / Josep Lago

La réflexion vient juste de commencer dans neuf communes de Seine-Saint-Denis. Question ce matin sur la robotisation de l’Economie et ses conséquences sur l’emploi.

Un groupe de chercheurs a été missionné par le Ministère de l’Economie et de la Recherche pour anticiper le phénomène sur les dix prochaines années. La réflexion vient juste de commencer dans neuf communes de Seine-Saint-Denis. Et si demain, vous connaissiez Aubervilliers, Saint Ouen, la Courneuve, Stains, Saint-Denis, autrement que pour leur mauvaise réputation ?

  • Et si demain, vous les connaissiez au contraire pour leur vision futuriste du travail de l’emploi et de la rémunération ? C’est le défi que se sont lancés ensemble:
  • Un philosophe : Bernard Stiegler, également directeur de l’institut de recherche et de l’innovation
  • Un élu : Patrick Braouezec, président de Plaine Commune
  • Un anthropologue de Paris 8 : Alain Bertho.

Tout est parti de cette étude de l’Université d’Oxford qui inquiète autant qu’elle fait référence : dans 20 ans les robots auront avalé la moitié de nos emplois. Leur idée ce serait de tester une nouvelle forme de revenu: le revenu contributif. Ce n’est pas le revenu universel. Ce n’est pas un salaire mensuel

Et c’est pas une allocation non plus. Mais c’est un revenu qui fonctionnerait comme un régime qui existe déjà: celui des intermittents du spectacle. Parce qu’ils alternent des périodes d‘activité et des périodes de non emploi rémunérées 70% du salaire.

Or on le voit bien, pour des chauffeurs Uber, des concierges - femmes de ménages -cuisiniers pour locataires d’Airbnb, ou des pros du bâtiment qui louent leurs bras ici ou là, les régimes d’auto entrepreneurs ne font pas l’affaire. Et leur sécurité sociale, leur retraite n’est pas garantie.

En parallèle, le consommateur d’un côté et le producteur de l’autre : c’est un modèle qui est déjà selon eux en train de s’essouffler. Le consommateur, c’est aussi maintenant un praticien.

Quelqu’un qu’on va même rémunérer parfois pour donner son expertise sur son utilisation d’un produit. Le savoir et le savoir-faire, sont donc, dans cette philosophie donc un bien commun qui doit être partagé et donc rémunéré par tous. Enfin une précision de revenu contribution serait aussi alimenté par la redistribution des gains de productivité.

Pour l’instant ils ont reçu 120 000 euros du Ministère de l’Enseignement et de la Recherche pour lancer expérience. Ce revenu contributif pourra ainsi être testé sur un groupe de 16-25 ans tirés au sort.

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