A partir d’aujourd’hui et pendant dix jours l’Oktoberfest se tient à Paris. Une fête bavaroise grandeur nature aux portes de la capitale.

Et si demain, vous composiez votre bière ?
Et si demain, vous composiez votre bière ? © Maxppp / MATTHIAS BALK/EPA

C'est l'occasion de voir comment l'industrie innove ou pas.

Et si demain, c’est vous qui composiez votre bière ? Trop acide, pas assez mousseuse, moins d’eau, plus de malte… Et si votre brasseur prenait en compte vos critiques, pour vous vendre le goût idéal ?

C’est ce que propose un petit nouveau sur le marché : le brasseur Anglais Intelligence X brewing company.

Il a composé quatre sortes de bières : une blonde, une ambrée, une blanche et une brune. Après chaque bouteille ingurgitée, le buveur est prié de donner un compte rendu détaillé de ce qu’il a dans le gosier. Il communique ses retours via Facebook, et à Londres, un algorithme traite les données et en tire les conséquences. En moins d’un an, la recette des bières Intelligence X a donc changé onze fois. Un peu comme si les consommateurs formaient une communauté et buvait un coup dans la même pièce que le brasseur. Sorte de fête de la bière…où tout le monde déguste…

A la fête de la bière qui se tient à Paris on sera aux antipodes de ces innovations.

A Paris, cette fête de la bière est avant tout une gros coup de communication pour relancer une marque allemande en perte de vitesse : Paulaner, un brasseur né dans un monastère au XVIIe siècle.

En perte de vitesse essentiellement parce que nous les Français leur préférons les bières belges.

Pour nous séduire, la marque a donc fait venir le groupe Steinsberger Musikanten, la déco sera à l’avant sous une tente de 1500 places, avec spectacles de cancan bavarois

En ce qui concerne le plan marketing le message est le suivant : chez Paulaner, depuis quatre siècles, notre recette n’a JAMAIS changé : même dose d’eau, de céréales, de levure et d'orge.

Tout cela en suivant la sacro-sainte loi de la "Reinheitsgebot" la loi de la pureté allemande de la bière. Pas de sucre et pas de colorant. Et quand on demande aux communicants de Paulaner combien ils investissent dans la recherche développement, ils n’en ont absolument strictement aucune idée.

Dans un domaine comme la bière on voit donc deux façons d’aborder le produit de manière totalement opposée. Qui a raison, qui a tort ? L’essentiel, finalement, comme dirait Jacques Villeray c’est de ne pas regretter sa soirée !

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