C'est le troisième jour de restriction de circulation dans Paris. Et voici peut-être la solution pour assurer les trajets entre le bureau et le domicile.

Voitures sur le périphérique parisien le 5 décembre 2016
Voitures sur le périphérique parisien le 5 décembre 2016 © AFP / PHILIPPE LOPEZ

C'est une application qui s'appelle Karos : le Blablacar des petits trajets. Du co-voiturage sur des distances travail-domicile en ville par exemple.

Bien pratique les jours où vous n’avez pas la bonne plaque d’immatriculation, et quand les transports sont bondés ou ne desservent pas votre destination.

Karos c’est une appli, vous dites où vous voulez aller et elle vous trouve les voitures qui passent par chez vous.

En dessous de 15 kilomètres, vous payez un euro cinquante à votre chauffeur, puis dix centimes le kilomètre supplémentaire. Sachez que depuis deux jours, c’est totalement gratuit : promotion pour pic de pollution.

Cela fonctionne en Ile de France, dans la région de Grenoble, dans l’île de la Réunion et chez nos voisins en Belgique et en Suisse. 14000 usagers au total.

Et l’ambition de Karos c’est bien sûr de s’étendre. Et pour ça la jeune start up vient de lancer une expérimentation avec le STIF, l’organisme qui organise les transports en région parisienne.

Comment ça marche? Vous prenez votre Pass Navigo, vous le connectez avec l’appli, vous êtes crédité automatiquement de trois euros cinquante pour co-voiturer. Une expérience financée exclusivement par la petite start up pour se faire connaître. Car elle a cette vision de l’avenir: compléter l’offre de transports publics là où elle manque cruellement, notamment de banlieue à banlieue.

Très récemment elle a séduit les investisseurs en levant 1 million 200 mille, notamment auprès de la BPI. Mais la start up est plutôt dans la phase de prise de risque en ce moment.

L’expérience avec le STIF lui a déjà coûté plusieurs dizaines de milliers d’euros. Et sur vos trajets en co-voiturage, elle ne prend AUCUNE commission.

En fait, ce qui lui rapporte de l’argent pour l’instant, ce sont les contrats qu’elle a signés avec certaines entreprises ou institutions. Avec TOTAL, avec le CNRS, avec le CEA, pour emmener leurs milliers de salariés sur des sites parfois éloignés.

C’est un pari, et Karos ne serait pas la première à se casser les dents sur une bonne idée. Il y en a eu d’autres avant elle: We drive, Sharette

Alors quand on ne respire plus, plutôt que de proposer de mettre entre parenthèse la circulation alternée…on pourrait imaginer que les services publics encouragent ce genre d’alternative.

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