Le journal britannique The Guardian met au point une application qui permet de suivre un événement en direct, sous différents angles.

Donald Trump
Donald Trump © AFP / Nicholas Kamm

Le point et le contrepoint. Le champ et le contre-champ. Et même pourquoi pas, une vision à 360 degrés.

Et si demain les médias vous proposaient tous les angles de vue pendant un événement ?

C’est tout l’objet de Shifting Lenses, application pour portable du Guardian Mobile Innovation Lab.

Le Guardian l’a testé pour la première lors de l’investiture de Donal Trump le 20 janvier dernier : vous pouviez vivre l’événement en streaming, un flux continu d’images envoyé par l’Agence Reuters et suivre le discours de Donald Trump dans son intégralité. Ça c’était pour la tribune donc mais vous pouviez aussi voir la foule, naviguer dans l’image… Sur la droite, sur la gauche ou revenir à la tribune où cette jeune chanteuse de 16 ans entonnait l’hymne national.

Et pendant tout ce temps où vous regardez les images, des notifications écrites vous sont envoyées pour vous décrire les événements, compléter vos informations et vous annoncer ce qui va venir.

Le deuxième test de Shifting Lenses a eu lieu le 5 février dernier au Superbowl.

Avec Lady Gaga qui saute dans le vide, les Patriots, leurs adversaires ou l’arbitre, là encore, même principe: c’est vous qui choisissez votre focale.

La ligne éditoriale n’est plus exclusivement fixée par un rédacteur en chef. C’est vous qui en décidez et selon vos choix, les journalistes vous envoient l’information demandée sous forme d’image mais aussi sous forme de texte. Ce qui signifie aussi une collaboration entre des métiers jusqu’ici cloisonnés. Evolution de la consommation des médias donc qui va avoir un impact sur les technologies proposées.

Au World Mobile Congress qui se tenait la semaine dernière à Barcelone, l’ambition des producteurs de portables étaient clairement affichée: faire du portable un ordinateur de poche. Par où passeront les images, les articles et les informations. Une technologie nouvelle qui nécessitera des regroupements et des investissements colossaux.

Si demain, les "millenials" s’informent ainsi, les journalistes vont devoir dès aujourd’hui s’accrocher au bastingage.

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