En France, les six associations de promotion et de défense du vélo sont menacées de disparition.

Cycliste parisien
Cycliste parisien © Getty / Edward Berthelot

Tout simplement parce que les subventions sur lesquelles elles comptaient pour l’année 2016, ne leur seront pas versées. Cela ne représente pas une somme gigantesque. 230 000 euros répartis entre six organismes qui donnent une impulsion au vélo.

La FUB : Fédération Française des usagers de la bicyclette.

Heureux Cyclage France Vélo Tourisme : c’est elle par exemple qui dessine les grands itinéraires cyclables touristiques d’un pays à l’autre.

Une autre recycle les vélos quand ils sont cassés ou nous apprend à les réparer.

Une autre encore tient les statistiques : celles des entreprises qui mettent en place les indemnités kilométriques.

Jusqu’à présent, ces associations se mettaient en selle toutes seules, elles prenaient l’initiative de leurs actions et puis ensuite en septembre elles recevaient l’argent, de plus en plus tard chaque année.

Mais voilà, il y a quelques semaines, quand elles ont sorti la tête du guidon, elles ont découvert que le comptable du Ministère de l’Environnement n’avait donné aucun ordre de virement. Ce qui veut dire que pour 2016 c’est râpé.

Ce n'est pas qu’il veut les faire disparaître. C’est presque pire. C’est qu’il y est indifférent, m’expliquait hier une source au Ministère.

Cette semaine, les associations ont donc décidé de faire du tapage, d’alerter de la presse…

Surtout que des emplois sont en jeu et surtout des emplois d’experts qui connaissent bien leur sujet. Souvent mieux d’ailleurs que leurs interlocuteurs au Ministère.

Les associations savent bien comment ça marche. Si elles montrent un peu les dents, elles auront une chance de récupérer leur cagnotte 2016 en 2017. En retard donc, mais c’est pas la mort au tournant.

Sauf que leur but à ces associations dans l’histoire, c’est avant tout de promouvoir le deux roues.

Et elles ont compris qu’elles ne pourraient pas le faire sans prouver qu’avec le vélo, il y avait de l’argent à la clé. Que c’est un véritable marché. Gigantesque potentiel même si l’on en croit une récente étude de l’ECF, European Cyclist Federation : 500 milliards d’euros.

Et on ne parle pas des bénéfices en termes de santé publique qui là aussi se chiffrent en milliards au niveau européen. Pour ces fédérations c’est donc tout un mode de vie un mode de circulation à repenser.

Pour un peu qu’on veuille bien les écouter. Et pas les enterrer.

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